Sur ARTE
" Du judaïsme à l'islam, Leopold Weiss, devenu Muhammad Asad "
Du judaïsme à l'islam, Leopold Weiss, devenu Muhammad Asad, a suivi l'un des parcours personnels et intellectuels les plus singuliers de l'histoire du XXe siècle.
Né en 1900 aux confins de l'Empire austro-hongrois, petit-fils de rabbin en rupture avec l'orthodoxie juive, journaliste brillant, Leopold Weiss découvre à 22 ans la Palestine et le monde musulman. Cette rencontre le bouleverse tant qu'il reste au Proche-Orient, apprend l'arabe, se convertit à l'islam et prend le nom de Muhammad Asad. Revenant sur les lieux qu'il a visités et recueillant le témoignage de ceux qui l'ont connu, le film retrace l'itinéraire hors norme de cet homme mort en 1992. Après guerre, Muhammad Asad s'installe à Lahore où, aux côtés de Muhammad Ali Jinnah, il est l'un des pères fondateurs du Pakistan avant d'en devenir l'ambassadeur à l'ONU dans les années 1950. S'il prône à l'époque l'instauration de la charia, il prendra ensuite ses distances avec l'intégrisme, critiquant la révolution islamique iranienne et le port obligatoire du voile pour les femmes. Peut-être le résultat de sa longue fréquentation du Coran, dont il a fait une traduction en anglais
lepost
biographie
Eva Schloss (Angleterre)
La demi-sœur d'Anne Frank raconte sa propre histoire
"J'ai eu de la chance. J'étais jeune et en bonne santé, je voulais vivre", explique Eva Schloss quand on lui demande ce qui lui a permis de sortir vivante de l'enfer d'Auschwitz-Birkenau.
INTERVIEW - Survivante d'Auschwitz-Birkenau, Eva Schloss témoigne de son expérience de la barbarie nazie dans un livre publié pour la première fois en France. Après la guerre, sa mère épousa Otto Frank, le père de la petite adolescente juive.
Eva Schloss a 80 ans. L'âge qu'aurait eu Anne Frank aujourd'hui si elle avait survécu aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Comme elle, Eva a vécu avec sa famille à Amsterdam où elle a immigré dans les premiers mois du conflit depuis son Autriche natale. Elle a même côtoyé la jeune juive dont le «Journal», publié en 1947, a connu un succès mondial. Le jour de ses 15 ans, elle est déportée car juive avec ses parents et son frère. Eva passera huit mois à Auschwitz-Birkenau. Elle en sortira vivante ainsi que sa mère. Cette dernière épousera quelques années plus tard Otto Frank, le père d'Anne, qui a aussi perdu sa femme et son autre fille dans les camps. Eva Schloss devient alors la demi-sœur posthume d'Anne Frank.
Au milieu des années 80, Eva décide de livrer son expérience de l'horreur nazie dans un livre autobiographique. Depuis, elle parcourt le monde pour témoigner notamment auprès des plus jeunes. Entretien.
lefigaro.fr. - Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?
Eva SCHLOSS. - Quarante ans après la guerre, je croyais que les hommes avaient appris à ne plus haïr, ne plus avoir de préjugés. Il n'en était rien. En Angleterre, par exemple, les populations noires ou musulmanes étaient victimes d'attaques racistes. Je souhaitais changer ces comportements, montrer aux jeunes les conséquences tragiques que ceux-ci pouvaient entraîner. J'ai été amenée à prendre la parole en 1986 lors d'un colloque organisé sur Anne Frank à Londres. C'était la première fois que je racontais mon expérience en public. J'ai lâché tout ce que j'avais retenu depuis des années. Même en privé, j'en parlais très peu.
Vous revenez longuement sur votre expérience des camps. Qu'est-ce qui vous a permis d'en sortir vivante ?
J'ai eu de la chance. J'étais jeune et en bonne santé, je voulais vivre. Je n'ai jamais cessé d'espérer. Mais la chance est pour beaucoup. Tous les survivants des camps ont eu de la chance. Dans mon cas, c'est la rencontre de ma cousine, Minni. Elle m'a sauvé la vie. (Cette infirmière à Birkenau évitera à la mère d'Eva d'être exterminée et soutiendra les deux femmes pendant leur détention).
Dans la préface de votre livre, vous dites ne pas croire en la bonté humaine. C'est une phrase terrible …
J'ai vu des choses incroyables commises par les Allemands. Des gens bien éduqués, à qui nous n'avions fait aucun mal, et qui nous ont traité moins bien que des animaux. Ces gens-là pouvaient désobéir. Je continue aujourd'hui à penser qu'il y a des mauvaises personnes mais aussi beaucoup de bonnes personnes. J'ai donc un peu changé d'avis.
Vous avez côtoyé Anne Frank. Quelle image gardez-vous d'elle ?
Je l'ai connue quant elle avait entre 11 et 13 ans. C'était une petite fille normale, très vivante. Elle se croyait très importante, aimait être entourée. Mais surtout, elle parlait beaucoup. On la surnommait «Madame couac-couac» (elle imite le bec d'un canard). Elle avait un mois de moins que moi, mais semblait plus mûre. Anne aimait que les garçons la regardent. De mon côté, c'est l'expérience des camps qui m'a fait grandir, notamment lorsqu'il a fallu veiller sur sa mère. À 15 ans, j'étais une adulte.
Quelle a été la réaction d'Otto Frank, le père d'Anne, en apprenant l'existence du journal écrit par sa fille ?
Il a toujours su qu'elle écrivait mais ne savait pas que ce journal avait été conservé. Cet évènement l'a sauvé. Sans cela, il se serait laissé aller. Avec ce livre, sa petite fille était toujours avec lui.
Comment analysez-vous le succès de cet ouvrage ?
D'abord je n'ai pas compris car c'est le livre d'une petite fille. C'était le premier livre à propos de la Shoah. Mais ce n'était pas la Shoah, car il n'aborde pas les choses affreuses qui se sont passées dans les camps. Dans les années cinquante, le public voulait connaître un peu de cet épisode. Mais pas trop. Beaucoup de jeunes se sont aussi retrouvés dans ce récit : à travers l'évocation des conflits avec les parents, l'éveil à la sexualité …
Depuis 1986, vous témoignez de votre expérience à travers le monde, notamment auprès des enfants. Comment réagissent-ils ?
Ils comprennent les choses. Beaucoup sont originaires de pays qui ont connu la guerre (en Afrique ou en ex-Yougoslavie par exemple). Dans les années 40, on pouvait dire «cela n'existe pas», mais maintenant on voit tout au cinéma, à la télévision.
Que vous inspirent les déclarations de ceux qui remettent en cause l'existence du génocide juif ?
Je ne crois pas que ces personnes - souvent des intellectuels - croient vraiment à ce qu'ils disent. Beaucoup de preuves attestent de la réalité de la Shoah.
lefigaro
web site d'Eva Schloss
"J'ai eu de la chance. J'étais jeune et en bonne santé, je voulais vivre", explique Eva Schloss quand on lui demande ce qui lui a permis de sortir vivante de l'enfer d'Auschwitz-Birkenau.
INTERVIEW - Survivante d'Auschwitz-Birkenau, Eva Schloss témoigne de son expérience de la barbarie nazie dans un livre publié pour la première fois en France. Après la guerre, sa mère épousa Otto Frank, le père de la petite adolescente juive.
Eva Schloss a 80 ans. L'âge qu'aurait eu Anne Frank aujourd'hui si elle avait survécu aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Comme elle, Eva a vécu avec sa famille à Amsterdam où elle a immigré dans les premiers mois du conflit depuis son Autriche natale. Elle a même côtoyé la jeune juive dont le «Journal», publié en 1947, a connu un succès mondial. Le jour de ses 15 ans, elle est déportée car juive avec ses parents et son frère. Eva passera huit mois à Auschwitz-Birkenau. Elle en sortira vivante ainsi que sa mère. Cette dernière épousera quelques années plus tard Otto Frank, le père d'Anne, qui a aussi perdu sa femme et son autre fille dans les camps. Eva Schloss devient alors la demi-sœur posthume d'Anne Frank.
Au milieu des années 80, Eva décide de livrer son expérience de l'horreur nazie dans un livre autobiographique. Depuis, elle parcourt le monde pour témoigner notamment auprès des plus jeunes. Entretien.
lefigaro.fr. - Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?
Eva SCHLOSS. - Quarante ans après la guerre, je croyais que les hommes avaient appris à ne plus haïr, ne plus avoir de préjugés. Il n'en était rien. En Angleterre, par exemple, les populations noires ou musulmanes étaient victimes d'attaques racistes. Je souhaitais changer ces comportements, montrer aux jeunes les conséquences tragiques que ceux-ci pouvaient entraîner. J'ai été amenée à prendre la parole en 1986 lors d'un colloque organisé sur Anne Frank à Londres. C'était la première fois que je racontais mon expérience en public. J'ai lâché tout ce que j'avais retenu depuis des années. Même en privé, j'en parlais très peu.
Vous revenez longuement sur votre expérience des camps. Qu'est-ce qui vous a permis d'en sortir vivante ?
J'ai eu de la chance. J'étais jeune et en bonne santé, je voulais vivre. Je n'ai jamais cessé d'espérer. Mais la chance est pour beaucoup. Tous les survivants des camps ont eu de la chance. Dans mon cas, c'est la rencontre de ma cousine, Minni. Elle m'a sauvé la vie. (Cette infirmière à Birkenau évitera à la mère d'Eva d'être exterminée et soutiendra les deux femmes pendant leur détention).
Dans la préface de votre livre, vous dites ne pas croire en la bonté humaine. C'est une phrase terrible …
J'ai vu des choses incroyables commises par les Allemands. Des gens bien éduqués, à qui nous n'avions fait aucun mal, et qui nous ont traité moins bien que des animaux. Ces gens-là pouvaient désobéir. Je continue aujourd'hui à penser qu'il y a des mauvaises personnes mais aussi beaucoup de bonnes personnes. J'ai donc un peu changé d'avis.
Vous avez côtoyé Anne Frank. Quelle image gardez-vous d'elle ?
Je l'ai connue quant elle avait entre 11 et 13 ans. C'était une petite fille normale, très vivante. Elle se croyait très importante, aimait être entourée. Mais surtout, elle parlait beaucoup. On la surnommait «Madame couac-couac» (elle imite le bec d'un canard). Elle avait un mois de moins que moi, mais semblait plus mûre. Anne aimait que les garçons la regardent. De mon côté, c'est l'expérience des camps qui m'a fait grandir, notamment lorsqu'il a fallu veiller sur sa mère. À 15 ans, j'étais une adulte.
Quelle a été la réaction d'Otto Frank, le père d'Anne, en apprenant l'existence du journal écrit par sa fille ?
Il a toujours su qu'elle écrivait mais ne savait pas que ce journal avait été conservé. Cet évènement l'a sauvé. Sans cela, il se serait laissé aller. Avec ce livre, sa petite fille était toujours avec lui.
Comment analysez-vous le succès de cet ouvrage ?
D'abord je n'ai pas compris car c'est le livre d'une petite fille. C'était le premier livre à propos de la Shoah. Mais ce n'était pas la Shoah, car il n'aborde pas les choses affreuses qui se sont passées dans les camps. Dans les années cinquante, le public voulait connaître un peu de cet épisode. Mais pas trop. Beaucoup de jeunes se sont aussi retrouvés dans ce récit : à travers l'évocation des conflits avec les parents, l'éveil à la sexualité …
Depuis 1986, vous témoignez de votre expérience à travers le monde, notamment auprès des enfants. Comment réagissent-ils ?
Ils comprennent les choses. Beaucoup sont originaires de pays qui ont connu la guerre (en Afrique ou en ex-Yougoslavie par exemple). Dans les années 40, on pouvait dire «cela n'existe pas», mais maintenant on voit tout au cinéma, à la télévision.
Que vous inspirent les déclarations de ceux qui remettent en cause l'existence du génocide juif ?
Je ne crois pas que ces personnes - souvent des intellectuels - croient vraiment à ce qu'ils disent. Beaucoup de preuves attestent de la réalité de la Shoah.
lefigaro
web site d'Eva Schloss
Elhanan Helpman (Israel)
Peut etre un second Prix Nobel 2009!
Nouvelle et dernière chance de Prix Nobel 2009 pour un chercheur israélien: le Prix Nobel d’Economie sera annoncé demain lundi 12 octobre. Dans les milieux universitaires internationaux, le nom du Professeur Elhanan Helpman figure parmi les favoris.
De nationalité israélienne, Elhanan Helpman, 63 ans, exerce aujourd’hui comme Professeur de Commerce International à l’Harvard University.
Après avoir obtenu une maîtrise d’économie à l’université de Tel Aviv (1971), le Prof. Elhanan Helpman a achevé un doctorat à l’université d’Harvard (1974).
Ces dernières années, sa carrière professionnelle se partage entre les universités de Tel Aviv (qui l’a nommé Professeur en 1981) et de Harvard (dont il est devenu Professeur en 1997).
Son CV révèle qu’il est l’auteur de 17 livres et de 136 articles, tous consacrés aux différents aspects du commerce international, de la croissance et de l’emploi, dans le cadre de l’économie globale.
Jacques Bendelac (Jérusalem) israelvalley
Nouvelle et dernière chance de Prix Nobel 2009 pour un chercheur israélien: le Prix Nobel d’Economie sera annoncé demain lundi 12 octobre. Dans les milieux universitaires internationaux, le nom du Professeur Elhanan Helpman figure parmi les favoris.
De nationalité israélienne, Elhanan Helpman, 63 ans, exerce aujourd’hui comme Professeur de Commerce International à l’Harvard University.
Après avoir obtenu une maîtrise d’économie à l’université de Tel Aviv (1971), le Prof. Elhanan Helpman a achevé un doctorat à l’université d’Harvard (1974).
Ces dernières années, sa carrière professionnelle se partage entre les universités de Tel Aviv (qui l’a nommé Professeur en 1981) et de Harvard (dont il est devenu Professeur en 1997).
Son CV révèle qu’il est l’auteur de 17 livres et de 136 articles, tous consacrés aux différents aspects du commerce international, de la croissance et de l’emploi, dans le cadre de l’économie globale.
Jacques Bendelac (Jérusalem) israelvalley
Elinor Ostrom (USA)
Elinor Ostrom, Prix Nobel de l'économie,(2009) défend la propriété collective
Elinor Ostrom, la première femme Prix Nobel de l'Economie,
défend la propriété collective du plus grand nombre
contre l'appropriation par un petit nombre des biens
matériels et immatériels.
Le mois dernier nous publions un article sur deux Prix Nobel d'Economie, Paul Krugman et Joseph Stiglitz, qui mettaient durement en cause la luttte contre le piratage sur Internet, et plaidaient pour la liberté de l'accès aux oeuvres et au savoir. Aujourd'hui, c'est Elinor Ostrom qui devient la première femme de l'histoire à être récompensée par le prix Nobel d'économie. Elle aussi défend une vision assouplie de la propriété intellectuelle.
Professeur à l'université d'Indiana, Elinor Ostrom a, selon le comité Nobel, "démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d'usagers". Ses travaux portent essentiellement sur la gestion des communaux, et démontrent que le libre accès à des ressources communes peut avoir une efficacité économique plus forte que l'appropriation des biens par un petit nombre.
Ces dernières années, Ostrom s'est beaucoup intéressée au cas des "commons" dans l'accès à l'information, en particulier scientifique, à l'ère numérique. Ainsi, dans un article co-rédigé avec Charlotte Hess en 2001, Elinor Ostrom s'était inquiétée du fait que "des informations qui étaient autrefois 'librement accessibles' sont désormais de plus en plus privatisées, surveillées, chiffrées et restreintes".
"La fermeture est causée par les conflits et les contradictions entre les droits de propriété intellectuelle et les capacités étendues des nouvelles technologies", écrivait-elle.
En conclusion, l'article affirmait que "les gouvernements, les forces du marché, les éditeurs, et les bibliothèques universitaires traditionnelles peuvent avoir une influence, mais ne peuvent pas arrêter le mouvement international de l'information distribuée (...) Les caractéristiques physiques et virtuelles de l'information numérique distribuée ont créé un type d'artifact d'information totalement nouveau".
Jamais cependant Elinor Ostrom ne défend dans ses travaux la suppression de toute propriété, qui serait une hérésie économique. Elle met en avant une sorte de co-gestion au bénéfice du plus grand nombre. En somme, elle défend la co-propriété des biens communs lorsqu'ils peuvent bénéficier au plus grand nombre, mais prévient qu'une telle co-propriété a besoin pour être efficace de règlements de co-propriétaires qui soient respectés.
Ce qui est le rôle des licences libres de type Creative Commons ou GPL, que les tribunaux font désormais respecter.
numerama
Professeur à l'université d'Indiana, Elinor Ostrom a, selon le comité Nobel, "démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d'usagers". Ses travaux portent essentiellement sur la gestion des communaux, et démontrent que le libre accès à des ressources communes peut avoir une efficacité économique plus forte que l'appropriation des biens par un petit nombre.
Ces dernières années, Ostrom s'est beaucoup intéressée au cas des "commons" dans l'accès à l'information, en particulier scientifique, à l'ère numérique. Ainsi, dans un article co-rédigé avec Charlotte Hess en 2001, Elinor Ostrom s'était inquiétée du fait que "des informations qui étaient autrefois 'librement accessibles' sont désormais de plus en plus privatisées, surveillées, chiffrées et restreintes".
"La fermeture est causée par les conflits et les contradictions entre les droits de propriété intellectuelle et les capacités étendues des nouvelles technologies", écrivait-elle.
En conclusion, l'article affirmait que "les gouvernements, les forces du marché, les éditeurs, et les bibliothèques universitaires traditionnelles peuvent avoir une influence, mais ne peuvent pas arrêter le mouvement international de l'information distribuée (...) Les caractéristiques physiques et virtuelles de l'information numérique distribuée ont créé un type d'artifact d'information totalement nouveau".
Jamais cependant Elinor Ostrom ne défend dans ses travaux la suppression de toute propriété, qui serait une hérésie économique. Elle met en avant une sorte de co-gestion au bénéfice du plus grand nombre. En somme, elle défend la co-propriété des biens communs lorsqu'ils peuvent bénéficier au plus grand nombre, mais prévient qu'une telle co-propriété a besoin pour être efficace de règlements de co-propriétaires qui soient respectés.
Ce qui est le rôle des licences libres de type Creative Commons ou GPL, que les tribunaux font désormais respecter.
numerama
Yakir Aharonov (Israel)
Le professeur Yakir Aharonov n’a pas rejoint le club très prisé d’Alfred Nobel. Ce sont trois scientifiques américains qui ont travaillé sur la technologie de la photographie numérique qui se sont partagés le Prix Nobel 2009. Aharonov, 77 ans, spécialiste de physique quantique, est professeur émérite de l’université de Tel-Aviv et professeur de physique en Californie et en Caroline du Sud.
JPost : "Né à Haïfa, il est l’auteur d’une théorie révolutionnaire : l’effet Aharonov-Bohm, avec le professeur David Bohm ainsi que la Phase de Berry qui en découle, avec le professeur Michael Berry.
L’effet Aharonov-Bohm est considéré comme l’une des découvertes les plus importantes en physique quantique durant la seconde moitié du XXe siècle. Cette découverte démontre que des particules peuvent être sensibles à des forces éloignées géographiquement.
Primé ou non, l’université de Tel-Aviv a décidé d’organiser la semaine prochaine une conférence pour fêter les 50 ans de la découverte d’Aharonov.
Membre des académies des sciences israélienne et américaine, Aharonov s’est vu décerner de nombreuses récompenses tout au long de sa carrière, notamment le prix Weizmann, le prix Rothschild, le prix Israël de physique (1989), le prix de la fondation Wolf ou encore la médaille Elliot-Cresson de l’institut Franklin".
israelvalley
retrouver Yakir Aharonov et Ada Yonath sur jewish inventors
JPost : "Né à Haïfa, il est l’auteur d’une théorie révolutionnaire : l’effet Aharonov-Bohm, avec le professeur David Bohm ainsi que la Phase de Berry qui en découle, avec le professeur Michael Berry.
L’effet Aharonov-Bohm est considéré comme l’une des découvertes les plus importantes en physique quantique durant la seconde moitié du XXe siècle. Cette découverte démontre que des particules peuvent être sensibles à des forces éloignées géographiquement.
Primé ou non, l’université de Tel-Aviv a décidé d’organiser la semaine prochaine une conférence pour fêter les 50 ans de la découverte d’Aharonov.
Membre des académies des sciences israélienne et américaine, Aharonov s’est vu décerner de nombreuses récompenses tout au long de sa carrière, notamment le prix Weizmann, le prix Rothschild, le prix Israël de physique (1989), le prix de la fondation Wolf ou encore la médaille Elliot-Cresson de l’institut Franklin".
israelvalley
retrouver Yakir Aharonov et Ada Yonath sur jewish inventors
Ada Yonath (Israel)
Les Israeliens sont a l honneur en cette annee 2009
Apres avoir rate de peu le Nobel de Physique pour le Pr Aharonov qui etait grand favori c est Ada Yonath qui vient de recevoir le Prix Nobel de Chimie!
Prix Nobel de chimie 2009, Ada Yonath, 70 ans, la première Israélienne distinguée par l'Académie suédoise, s'est inspirée de Marie Curie pour étudier, dans des conditions modestes, et poursuivre ses recherches scientifiques au niveau le plus élevé. "Rien dans mon enfance ne laissait penser que j'atteindrais ce niveau, même si mes parents et ma famille ont toujours cru à la possibilité d'une reconnaissance", a déclaré Ada Yonath à la radio israélienne, en pleurant, après l'annonce de son prix.
Issue d'une famille juive pauvre en 1939 à Jérusalem, alors sous mandat britannique, Ada Yonath a choisi la science après avoir lu la vie de la physicienne Marie Curie, premier prix Nobel féminin de l'histoire. "Je n'étais qu'une petite fille née dans une famille très pauvre. Nous étions si démunis que nous n'avions même pas de livres", a-t-elle raconté dans une interview. Elle a eu la chance que ses parents tenaient absolument à ce qu'elle reçoive une bonne instruction. "Toute ma vie, j'ai fait des expériences. Par curiosité. Une fois, je me suis cassé le bras en tombant dans le jardin parce que j'essayais de mesurer la hauteur de notre balcon", expliquait-elle dans le même entretien.
Neuvième prix Nobel israélien (le troisième en ce qui concerne la chimie), elle a été félicitée par le président israélien Shimon Peres, prix Nobel de la paix en 1994. Ce prix Nobel de chimie, qu'elle partage avec les Américains Venkatraman Ramakrishnan et Thomas Steitz, récompense des travaux sur l'établissement de la carte détaillée du ribosome, "l'usine à protéines de la cellule", qui ouvre "une nouvelle piste pour de nouveaux antibiotiques", selon le comité Nobel. "Nos recherches ont duré des années et ont pris différentes directions. Chaque fois que je faisais face à une difficulté de la taille de l'Everest, c'était pour découvrir qu'il y avait un autre Everest derrière. Quand j'ai trouvé la structure du ribosome, j'étais vraiment, vraiment heureuse", a-t-elle confié à la radio.
Titulaire d'une maîtrise de biochimie de l'Université hébraïque de Jérusalem en 1964 et d'un doctorat de l'Institut Weizmann des sciences près de Tel-Aviv, en 1968, elle crée le premier laboratoire de cristallographie des protéines en Israël en 1970. Elle a également étudié à l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) et à la Carnegie Mellon University. Son parcours est une suite de prix et de distinctions, parmi lesquels le prix L'Oréal-Unesco pour les Femmes et la Science. "Les femmes constituent la moitié de l'humanité. Celle-ci perd donc la moitié des capacités de son cerveau en n'encourageant pas les femmes à aller vers les sciences. Les femmes peuvent faire de grandes choses si on les y encourage", assure Ada Yonath, mère d'une fille.
lepoint
Sa page sur jewisheritage
Apres avoir rate de peu le Nobel de Physique pour le Pr Aharonov qui etait grand favori c est Ada Yonath qui vient de recevoir le Prix Nobel de Chimie!
Prix Nobel de chimie 2009, Ada Yonath, 70 ans, la première Israélienne distinguée par l'Académie suédoise, s'est inspirée de Marie Curie pour étudier, dans des conditions modestes, et poursuivre ses recherches scientifiques au niveau le plus élevé. "Rien dans mon enfance ne laissait penser que j'atteindrais ce niveau, même si mes parents et ma famille ont toujours cru à la possibilité d'une reconnaissance", a déclaré Ada Yonath à la radio israélienne, en pleurant, après l'annonce de son prix.
Issue d'une famille juive pauvre en 1939 à Jérusalem, alors sous mandat britannique, Ada Yonath a choisi la science après avoir lu la vie de la physicienne Marie Curie, premier prix Nobel féminin de l'histoire. "Je n'étais qu'une petite fille née dans une famille très pauvre. Nous étions si démunis que nous n'avions même pas de livres", a-t-elle raconté dans une interview. Elle a eu la chance que ses parents tenaient absolument à ce qu'elle reçoive une bonne instruction. "Toute ma vie, j'ai fait des expériences. Par curiosité. Une fois, je me suis cassé le bras en tombant dans le jardin parce que j'essayais de mesurer la hauteur de notre balcon", expliquait-elle dans le même entretien.
Neuvième prix Nobel israélien (le troisième en ce qui concerne la chimie), elle a été félicitée par le président israélien Shimon Peres, prix Nobel de la paix en 1994. Ce prix Nobel de chimie, qu'elle partage avec les Américains Venkatraman Ramakrishnan et Thomas Steitz, récompense des travaux sur l'établissement de la carte détaillée du ribosome, "l'usine à protéines de la cellule", qui ouvre "une nouvelle piste pour de nouveaux antibiotiques", selon le comité Nobel. "Nos recherches ont duré des années et ont pris différentes directions. Chaque fois que je faisais face à une difficulté de la taille de l'Everest, c'était pour découvrir qu'il y avait un autre Everest derrière. Quand j'ai trouvé la structure du ribosome, j'étais vraiment, vraiment heureuse", a-t-elle confié à la radio.
Titulaire d'une maîtrise de biochimie de l'Université hébraïque de Jérusalem en 1964 et d'un doctorat de l'Institut Weizmann des sciences près de Tel-Aviv, en 1968, elle crée le premier laboratoire de cristallographie des protéines en Israël en 1970. Elle a également étudié à l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) et à la Carnegie Mellon University. Son parcours est une suite de prix et de distinctions, parmi lesquels le prix L'Oréal-Unesco pour les Femmes et la Science. "Les femmes constituent la moitié de l'humanité. Celle-ci perd donc la moitié des capacités de son cerveau en n'encourageant pas les femmes à aller vers les sciences. Les femmes peuvent faire de grandes choses si on les y encourage", assure Ada Yonath, mère d'une fille.
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Marek Edelman (Pologne)
Mort de Marek Edelman, commandant de l'insurrection du ghetto de Varsovie
Le dernier commandant de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les nazis en 1943, Marek Edelman, est mort à Varsovie à l'âge de 90 ans, annonce, vendredi 2 octobre soir, le quotidien Gazeta Wyborcza sur son site Internet.
La date exacte de sa naissance n'était pas connue. Mais ses papiers officiels ont retenu celle du 1er janvier 1919, considérée comme la plus probable. Né à Homl, une ville maintenant située au Bélarus, dans une famille de juifs engagés dans le parti socialiste juif Bund, le jeune Edelman est dès l'enfance imprégné de l'idéologie de ce parti ouvrier antisioniste de l'Europe de l'Est. Sa famille s'était installée à Varsovie quand il était tout petit. "Varsovie est ma ville. C'est ici que j'ai appris le polonais, le yiddish et l'allemand. C'est ici, qu'à l'école, j'ai appris qu'il faut toujours prendre soin des autres. C'est aussi ici que j'ai reçu pour la première fois un coup dans la figure seulement parce que j'étais juif", avait dit Edelman quand il fut fait citoyen d'honneur de Varsovie en 2001.
Quand éclate la seconde guerre mondiale, il se retrouve enfermé par les Allemands avec près d'un demi-million de juifs dans le ghetto de Varsovie. Coursier dans un hôpital, il publie des revues clandestines du Bund, dont il est devenu membre, comme ses parents.
SURVIVANT DU GHETTO DE VARSOVIE
En avril 1943, les Allemands décident de liquider le ghetto, où il ne reste plus que soixante mille juifs, la majorité ayant déjà été déportée vers le camp d'extermination de Treblinka. C'est alors que les organisations juives du ghetto décident d'attaquer les nazis dans un combat pour l'honneur. "On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à deux cent vingt garçons mal armés, il y avait une armée puissante", a par la suite expliqué Edelman. "Nous, nous n'avions pour nous tous qu'une seule mitrailleuse, des pistolets, des grenades, des bouteilles avec de l'essence et tout juste deux mines dont l'une n'a même pas explosé", a-t-il raconté.
L'insurrection a pourtant duré trois semaines. Lorsque Mordechaj Anielewicz, 24 ans, le commandant de l'insurrection, pris au piège, s'est suicidé, c'est Edelman qui a repris le commandement pour les derniers jours de combats. Pour venir à bout de l'insurrection, les Allemands ont décidé de brûler tout le ghetto, maison par maison. "Ce sont les flammes qui l'ont emporté sur nous, pas les Allemands", soulignait Marek Edelman.
Il a réussi avec quelques derniers combattants à sortir du ghetto le 10 mai par des égouts. Il a ensuite rejoint la Résistance polonaise. Plus d'un an après, il a participé en 1944 à l'insurrection de Varsovie, qui coûta la vie à deux cent mille Varsoviens, insurgés et civils, et se solda par la démolition quasi totale de la ville par les nazis.
MILITANT DE LA DÉMOCRATIE
Après la guerre, il fait des études de médecine et devient un cardiologue connu. Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
Il s'est engagé du côté de l'opposition anticommuniste dès les années 1970, puis dans Solidarité, ce qui lui a valu d'être interné lorsque le général Jaruzelski imposa la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981.
A la chute du communisme en 1989, il fut élu sénateur sur les listes de Solidarité puis de l'Union démocratique, parti fondé par le premier ministre Tadeusz Mazowiecki, dont il est resté un fidèle. De Lodz (centre) où il habitait, il n'a cessé jusqu'à sa mort de dénoncer le racisme et l'antisémitisme en Pologne et dans le monde.
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Le dernier commandant de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les nazis en 1943, Marek Edelman, est mort à Varsovie à l'âge de 90 ans, annonce, vendredi 2 octobre soir, le quotidien Gazeta Wyborcza sur son site Internet.
La date exacte de sa naissance n'était pas connue. Mais ses papiers officiels ont retenu celle du 1er janvier 1919, considérée comme la plus probable. Né à Homl, une ville maintenant située au Bélarus, dans une famille de juifs engagés dans le parti socialiste juif Bund, le jeune Edelman est dès l'enfance imprégné de l'idéologie de ce parti ouvrier antisioniste de l'Europe de l'Est. Sa famille s'était installée à Varsovie quand il était tout petit. "Varsovie est ma ville. C'est ici que j'ai appris le polonais, le yiddish et l'allemand. C'est ici, qu'à l'école, j'ai appris qu'il faut toujours prendre soin des autres. C'est aussi ici que j'ai reçu pour la première fois un coup dans la figure seulement parce que j'étais juif", avait dit Edelman quand il fut fait citoyen d'honneur de Varsovie en 2001.
Quand éclate la seconde guerre mondiale, il se retrouve enfermé par les Allemands avec près d'un demi-million de juifs dans le ghetto de Varsovie. Coursier dans un hôpital, il publie des revues clandestines du Bund, dont il est devenu membre, comme ses parents.
SURVIVANT DU GHETTO DE VARSOVIE
En avril 1943, les Allemands décident de liquider le ghetto, où il ne reste plus que soixante mille juifs, la majorité ayant déjà été déportée vers le camp d'extermination de Treblinka. C'est alors que les organisations juives du ghetto décident d'attaquer les nazis dans un combat pour l'honneur. "On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à deux cent vingt garçons mal armés, il y avait une armée puissante", a par la suite expliqué Edelman. "Nous, nous n'avions pour nous tous qu'une seule mitrailleuse, des pistolets, des grenades, des bouteilles avec de l'essence et tout juste deux mines dont l'une n'a même pas explosé", a-t-il raconté.
L'insurrection a pourtant duré trois semaines. Lorsque Mordechaj Anielewicz, 24 ans, le commandant de l'insurrection, pris au piège, s'est suicidé, c'est Edelman qui a repris le commandement pour les derniers jours de combats. Pour venir à bout de l'insurrection, les Allemands ont décidé de brûler tout le ghetto, maison par maison. "Ce sont les flammes qui l'ont emporté sur nous, pas les Allemands", soulignait Marek Edelman.
Il a réussi avec quelques derniers combattants à sortir du ghetto le 10 mai par des égouts. Il a ensuite rejoint la Résistance polonaise. Plus d'un an après, il a participé en 1944 à l'insurrection de Varsovie, qui coûta la vie à deux cent mille Varsoviens, insurgés et civils, et se solda par la démolition quasi totale de la ville par les nazis.
MILITANT DE LA DÉMOCRATIE
Après la guerre, il fait des études de médecine et devient un cardiologue connu. Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
Il s'est engagé du côté de l'opposition anticommuniste dès les années 1970, puis dans Solidarité, ce qui lui a valu d'être interné lorsque le général Jaruzelski imposa la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981.
A la chute du communisme en 1989, il fut élu sénateur sur les listes de Solidarité puis de l'Union démocratique, parti fondé par le premier ministre Tadeusz Mazowiecki, dont il est resté un fidèle. De Lodz (centre) où il habitait, il n'a cessé jusqu'à sa mort de dénoncer le racisme et l'antisémitisme en Pologne et dans le monde.
lemonde
sa page sur jewisheritage
Barbara Liskov (USA)
Prix Turing 2008
À 69 ans, la professeure Barbara Liskov du MIT remporte la plus prestigieuse des récompenses en informatique. Largement considéré comme équivalent à un prix Nobel, le prix Turing est décerné chaque année par l'Association for Computing Machinery à une ou plusieurs personnes dont les contributions à l'informatique sont particulièrement brillantes.
Comme beaucoup de chercheurs de premier plan, Barbara Liskov a contribué à plusieurs domaines de l'informatique, principalement :
les langages de programmation, en particulier avec le support de la programmation répartie ;
la théorie des types, où elle a défini une nouvelle notion de type dérivé (T est un type dérivé de S si toute propriété prouvable sur les objets de S est prouvable sur les objets de T) ;
les bases de données, en particulier orientées objet ;
l'algorithmique répartie avec tolérance aux défaillances, et en particulier les plus difficiles de toutes ces défaillances : les processus byzantins.
Sur ces quatre points, c'est sans doute le dernier qui est le moins connu. On parle d'algorithmique répartie lorsque l'on écrit un algorithme fonctionnant non pas sur une seule machine, mais sur plusieurs machines reliées par un réseau de communication. C'est déjà amusant à ce stade, mais là où le sujet prend tout son intérêt, c'est lorsque l'on permet aux machines de tomber en panne, comme dans la vraie vie.
On distingue plusieurs niveaux de défaillances :
les pannes par arrêt définitif (crash) : la machine s'arrête sans prévenir en plein milieu d'un calcul. Si le système est asynchrone, comme les réseaux informatiques (si on ne leur ajoute pas de dispositif pour contourner le problème), un joli théorème (Fischer, Lynch, Paterson 1985) nous indique qu'il n'est pas possible de résoudre dans ce cadre même un problème simple comme celui du consensus, dans lequel les machines doivent se mettre d'accord pour décider la même valeur ;
les pannes par arrêt et redémarrage ;
les défaillances transitoires : la mémoire des machines et le contenu des canaux du réseau peuvent être modifiés arbitrairement. Ceci modélise par exemple les modification de la mémoire par des phénomènes physiques dus, par exemple, aux rayons cosmiques ou à une température trop élevée. Les techniques habituellement utilisées dans ce cadre sont la redondance modulaire et l'autostabilisation ;
les défaillances byzantines. Introduites par Lamport, Pease et Shostak en 1982, elles modélisent la situation dans laquelle un processus (une machine) se comporte arbitrairement, sans tenir compte de son programme, comme un traître dans le système. Leur origine remonte à un problème posé par la NASA, qui voulait des algorithmes aussi fiables que possible pour piloter ses appareils volants. Les défaillances byzantines sont, bien entendu, particulièrement difficiles à tolérer. L'algorithme de consensus byzantin le plus connu est sans doute Paxos (Lamport 1998), utilisé entre autres dans les bases de données de Google.
C'est pour l'ensemble de son œuvre que Barbara Liskov a été récompensée. L'ACM note ses contributions fondamentales aux langages de programmation, aux techniques de mise au point de logiciels et à l'algorithmique répartie. Ces deux derniers points sont à la fête ces derniers temps, puisque l'année dernière le domaine mis en valeur était le model-checking. En tous cas, nul doute que c'est un grand jour pour le génie logiciel, à tous les sens du terme.
linuxfr
Page de Barbara Liskov
À 69 ans, la professeure Barbara Liskov du MIT remporte la plus prestigieuse des récompenses en informatique. Largement considéré comme équivalent à un prix Nobel, le prix Turing est décerné chaque année par l'Association for Computing Machinery à une ou plusieurs personnes dont les contributions à l'informatique sont particulièrement brillantes.
Comme beaucoup de chercheurs de premier plan, Barbara Liskov a contribué à plusieurs domaines de l'informatique, principalement :
les langages de programmation, en particulier avec le support de la programmation répartie ;
la théorie des types, où elle a défini une nouvelle notion de type dérivé (T est un type dérivé de S si toute propriété prouvable sur les objets de S est prouvable sur les objets de T) ;
les bases de données, en particulier orientées objet ;
l'algorithmique répartie avec tolérance aux défaillances, et en particulier les plus difficiles de toutes ces défaillances : les processus byzantins.
Sur ces quatre points, c'est sans doute le dernier qui est le moins connu. On parle d'algorithmique répartie lorsque l'on écrit un algorithme fonctionnant non pas sur une seule machine, mais sur plusieurs machines reliées par un réseau de communication. C'est déjà amusant à ce stade, mais là où le sujet prend tout son intérêt, c'est lorsque l'on permet aux machines de tomber en panne, comme dans la vraie vie.
On distingue plusieurs niveaux de défaillances :
les pannes par arrêt définitif (crash) : la machine s'arrête sans prévenir en plein milieu d'un calcul. Si le système est asynchrone, comme les réseaux informatiques (si on ne leur ajoute pas de dispositif pour contourner le problème), un joli théorème (Fischer, Lynch, Paterson 1985) nous indique qu'il n'est pas possible de résoudre dans ce cadre même un problème simple comme celui du consensus, dans lequel les machines doivent se mettre d'accord pour décider la même valeur ;
les pannes par arrêt et redémarrage ;
les défaillances transitoires : la mémoire des machines et le contenu des canaux du réseau peuvent être modifiés arbitrairement. Ceci modélise par exemple les modification de la mémoire par des phénomènes physiques dus, par exemple, aux rayons cosmiques ou à une température trop élevée. Les techniques habituellement utilisées dans ce cadre sont la redondance modulaire et l'autostabilisation ;
les défaillances byzantines. Introduites par Lamport, Pease et Shostak en 1982, elles modélisent la situation dans laquelle un processus (une machine) se comporte arbitrairement, sans tenir compte de son programme, comme un traître dans le système. Leur origine remonte à un problème posé par la NASA, qui voulait des algorithmes aussi fiables que possible pour piloter ses appareils volants. Les défaillances byzantines sont, bien entendu, particulièrement difficiles à tolérer. L'algorithme de consensus byzantin le plus connu est sans doute Paxos (Lamport 1998), utilisé entre autres dans les bases de données de Google.
C'est pour l'ensemble de son œuvre que Barbara Liskov a été récompensée. L'ACM note ses contributions fondamentales aux langages de programmation, aux techniques de mise au point de logiciels et à l'algorithmique répartie. Ces deux derniers points sont à la fête ces derniers temps, puisque l'année dernière le domaine mis en valeur était le model-checking. En tous cas, nul doute que c'est un grand jour pour le génie logiciel, à tous les sens du terme.
linuxfr
Page de Barbara Liskov
Tal Dvir (Israel)
Greffe - Quand le rat redonne espoir aux malades du coeur
Des chercheurs israéliens sont parvenus à reconstituer par greffes des coeurs malades de rat.
Voici un nouvel espoir de traitement pour les humains qui présentent des faiblesses cardiaques des attaques cardiaques. Des chercheurs israéliens sont en effet parvenus à reconstituer par greffes des cœurs malades... de rats.
Selon le quotidien Haaretz, qui rapporte l'histoire mercredi, les scientifiques ont implanté des cellules souches de rats nouveaus-nés dans les abdomens des rats malades, puis ont transplanté avec succès ces tissus reconstitués dans les parties du cœur endommagées. Selon le journal, c'est la première fois qu'un essai de ce type a réussi sur des animaux de laboratoire.
La recherche effectuée sous la direction le Dr Tal Dvir de l'université de Beer Sheva et de l'institut MIT du Massachusset (USA), en coopération avec deux hôpitaux israéliens, a fait l'objet d'une publication dans la revue médicale américaine Proceedings of the National Academy of Sciences(PNADS).
infos sciences
Des chercheurs israéliens sont parvenus à reconstituer par greffes des coeurs malades de rat.
Voici un nouvel espoir de traitement pour les humains qui présentent des faiblesses cardiaques des attaques cardiaques. Des chercheurs israéliens sont en effet parvenus à reconstituer par greffes des cœurs malades... de rats.
Selon le quotidien Haaretz, qui rapporte l'histoire mercredi, les scientifiques ont implanté des cellules souches de rats nouveaus-nés dans les abdomens des rats malades, puis ont transplanté avec succès ces tissus reconstitués dans les parties du cœur endommagées. Selon le journal, c'est la première fois qu'un essai de ce type a réussi sur des animaux de laboratoire.
La recherche effectuée sous la direction le Dr Tal Dvir de l'université de Beer Sheva et de l'institut MIT du Massachusset (USA), en coopération avec deux hôpitaux israéliens, a fait l'objet d'une publication dans la revue médicale américaine Proceedings of the National Academy of Sciences(PNADS).
infos sciences
Isaac Lipshitz (Israel)
Isaac Lipshitz, docteur ophtalmologiste, travaille à un projet de microtélescope implantable (MTI en abrégé). Une invention destinée à réduire la perte de vision entraînée par la dégénérescence maculaire
Une nouvelle ère sensorielle se dessine. Inéluctable. Demain, votre vue et votre ouïe seront sans doute transformées. Qu’il s’agisse de répondre aux handicaps ou d’augmenter les performances de monsieur-tout-le-monde, les découvertes et les innovations technologiques viennent de partout : médecine, design, industrie. Mieux : elles trouvent des applications concrètes qui vont accroître, personnaliser et révolutionner les possibilités de nos organes sensoriels. Notre relation au monde en sera bouleversée puisque nous le percevrons avec beaucoup plus d’acuité. Voir mieux. Plus loin, plus net. Acquérir une vision parfaite, supérieure à 20/20. Noté 20/15, 20/10 ou 20/08, ce don ophtalmologique exceptionnel permet ainsi à certains pilotes de chasse de voir deux fois plus loin que la normale. Et donc de réagir plus vite. Qui ne rêverait d’obtenir cette capacité, ce don de double vue au sens propre ? C’est la promesse de « super vision », des lentilles commercialisées aux États-Unis par la société PixelOptics. Et pas besoin d’une opération au laser ! L’offre de PixelOptics s’appuie sur une paire de lentilles high-tech, dites « électro-actives », développées à partir des dernières trouvailles informatiques de « l’optique adaptative », une catégorie de logiciels utilisée par exemple pour optimiser l’observation astronomique et corriger les imperfections du célèbre télescope spatial Hubble.
Des lentilles qui corrigent tout, un télescope implantable
Conçues pour offrir une supervision quels que soient les défauts de l’œil, les lentilles électro-actives de PixelOptics se composent d’une fine couche de pixels coulés dans du verre transparent. Reprogrammables, ces lentilles électroniques sont capables d’adapter et de filtrer la lumière visible en fonction des « aberrations oculaires » (selon le jargon des opticiens) relevées chez leur porteur, des déformations les plus grossières – la myopie, l’astygmatie, etc. – jusqu’aux irrégularités plus intimes telles que des stries invisibles à l’œil nu, impossibles à compenser jusque-là. L’œil absolu à la portée de tous ? De près comme de loin ou selon d’autres conditions lumineuses, et d’après, pourquoi pas, les instructions données au micro-ordinateur intégré dans la monture de ces futures lunettes ? Car si la technologie existe, il reste à fabriquer les premières paires. Un prototype devrait être prêt cette année, grâce aux 3,5 millions de dollars récemment déboursés par le département de la Défense des États-Unis, bien décidé à en équiper ses troupes. D’autres applications Supervision sont dores et déjà évoquées, comme les lentilles de contact électro-adaptatives, ainsi qu’un projet d’écran-cristallin artificiel : un implant oculaire numérique, pixelisé et réglable en temps réel. En effet, la piste de la prothèse oculaire n’est pas saugrenue. Depuis une dizaine d’années, en Israël, Isaac Lipshitz, docteur ophtalmologiste, travaille à un projet de microtélescope implantable (MTI en abrégé). Une invention destinée à réduire la perte de vision entraînée par la dégénérescence maculaire. Cette maladie due à l’âge, se traduit par une tache visible sur le centre de la rétine qui grandit peu à peu, jusqu’à obscurcir tout le champ de vision. Installé dans l’une des deux pupilles par microchirurgie, le MTI fonctionne comme une loupe, grossissant de deux à trois fois. Agrandie par un effet de téléobjectif, l’image déborde de la seule macula - la partie affectée, au centre de la rétine - et empiète autour sur les parties saines de la rétine. L’image obtenue compense la « zone aveugle » liée à la dégénérescence maculaire, tandis que l’autre œil, qui n’est pas équipé, assure la vision périphérique, la vue d’ensemble et la profondeur de champ nécessaires au déplacement et à l’orientation. Une utopie ? Plus maintenant.
Le dispositif vient de passer avec succès les phases 2 et 3 des essais cliniques du Dr Isaac Lipshitz. Implanté chez 192 personnes âgées en moyenne de 76 ans, le microtélescope a significativement amélioré l’acuité visuelle de 90 % d’entre elles. Menés sur 28 sites aux États-Unis, « les résultats sont supérieurs à nos attentes comme à celles de la Food and Drug Administration (FDA) », a résumé Eli Aharoni, directeur général de VisionCare, la compagnie créée par Isaac Lipshitz pour mettre au point son monocle miniature. Très bien toléré par l’œil qui conserve tous ses mouvements (seuls 11 cobayes n’ont pas supporté l’opération chirurgicale), le MTI répond déjà en Europe à la norme CE. Sa commercialisation devrait débuter cette année aux États-Unis, dès que la FDA aura donné son accord. >>
mondeo
Une nouvelle ère sensorielle se dessine. Inéluctable. Demain, votre vue et votre ouïe seront sans doute transformées. Qu’il s’agisse de répondre aux handicaps ou d’augmenter les performances de monsieur-tout-le-monde, les découvertes et les innovations technologiques viennent de partout : médecine, design, industrie. Mieux : elles trouvent des applications concrètes qui vont accroître, personnaliser et révolutionner les possibilités de nos organes sensoriels. Notre relation au monde en sera bouleversée puisque nous le percevrons avec beaucoup plus d’acuité. Voir mieux. Plus loin, plus net. Acquérir une vision parfaite, supérieure à 20/20. Noté 20/15, 20/10 ou 20/08, ce don ophtalmologique exceptionnel permet ainsi à certains pilotes de chasse de voir deux fois plus loin que la normale. Et donc de réagir plus vite. Qui ne rêverait d’obtenir cette capacité, ce don de double vue au sens propre ? C’est la promesse de « super vision », des lentilles commercialisées aux États-Unis par la société PixelOptics. Et pas besoin d’une opération au laser ! L’offre de PixelOptics s’appuie sur une paire de lentilles high-tech, dites « électro-actives », développées à partir des dernières trouvailles informatiques de « l’optique adaptative », une catégorie de logiciels utilisée par exemple pour optimiser l’observation astronomique et corriger les imperfections du célèbre télescope spatial Hubble.
Des lentilles qui corrigent tout, un télescope implantable
Conçues pour offrir une supervision quels que soient les défauts de l’œil, les lentilles électro-actives de PixelOptics se composent d’une fine couche de pixels coulés dans du verre transparent. Reprogrammables, ces lentilles électroniques sont capables d’adapter et de filtrer la lumière visible en fonction des « aberrations oculaires » (selon le jargon des opticiens) relevées chez leur porteur, des déformations les plus grossières – la myopie, l’astygmatie, etc. – jusqu’aux irrégularités plus intimes telles que des stries invisibles à l’œil nu, impossibles à compenser jusque-là. L’œil absolu à la portée de tous ? De près comme de loin ou selon d’autres conditions lumineuses, et d’après, pourquoi pas, les instructions données au micro-ordinateur intégré dans la monture de ces futures lunettes ? Car si la technologie existe, il reste à fabriquer les premières paires. Un prototype devrait être prêt cette année, grâce aux 3,5 millions de dollars récemment déboursés par le département de la Défense des États-Unis, bien décidé à en équiper ses troupes. D’autres applications Supervision sont dores et déjà évoquées, comme les lentilles de contact électro-adaptatives, ainsi qu’un projet d’écran-cristallin artificiel : un implant oculaire numérique, pixelisé et réglable en temps réel. En effet, la piste de la prothèse oculaire n’est pas saugrenue. Depuis une dizaine d’années, en Israël, Isaac Lipshitz, docteur ophtalmologiste, travaille à un projet de microtélescope implantable (MTI en abrégé). Une invention destinée à réduire la perte de vision entraînée par la dégénérescence maculaire. Cette maladie due à l’âge, se traduit par une tache visible sur le centre de la rétine qui grandit peu à peu, jusqu’à obscurcir tout le champ de vision. Installé dans l’une des deux pupilles par microchirurgie, le MTI fonctionne comme une loupe, grossissant de deux à trois fois. Agrandie par un effet de téléobjectif, l’image déborde de la seule macula - la partie affectée, au centre de la rétine - et empiète autour sur les parties saines de la rétine. L’image obtenue compense la « zone aveugle » liée à la dégénérescence maculaire, tandis que l’autre œil, qui n’est pas équipé, assure la vision périphérique, la vue d’ensemble et la profondeur de champ nécessaires au déplacement et à l’orientation. Une utopie ? Plus maintenant.
Le dispositif vient de passer avec succès les phases 2 et 3 des essais cliniques du Dr Isaac Lipshitz. Implanté chez 192 personnes âgées en moyenne de 76 ans, le microtélescope a significativement amélioré l’acuité visuelle de 90 % d’entre elles. Menés sur 28 sites aux États-Unis, « les résultats sont supérieurs à nos attentes comme à celles de la Food and Drug Administration (FDA) », a résumé Eli Aharoni, directeur général de VisionCare, la compagnie créée par Isaac Lipshitz pour mettre au point son monocle miniature. Très bien toléré par l’œil qui conserve tous ses mouvements (seuls 11 cobayes n’ont pas supporté l’opération chirurgicale), le MTI répond déjà en Europe à la norme CE. Sa commercialisation devrait débuter cette année aux États-Unis, dès que la FDA aura donné son accord. >>
mondeo
Howard Cedar et Aharon Razin (Israel)
le Prix Nobel israélien
Prix Wolf 2008 de médecine
Deux chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem (Ecole de médecine d’Hadassah), les Prof. Howard Cedar et Aharon Razin ont reçu le Prix Wolf 2008 de Médecine pour leurs contributions fondamentales au contrôle d'expression génétique et de recherche contre le cancer.
Mme Yuli Tamir, ministre de l'Education nationale et président du Conseil de la Fondation Wolf, a annoncé que ce prix de 100.000 $, souvent cité en Israël comme « le Prix Nobel israélien » leur a été attribué « pour leurs contributions fondamentales à la compréhension du rôle de la méthylation de l’ADN dans la fonction biologique des organismes supérieurs, et du large impact sur les études du développement, du contrôle de l’expression génétique et de la cancérologie. »
mfa
Prix Wolf 2008 de médecine
Deux chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem (Ecole de médecine d’Hadassah), les Prof. Howard Cedar et Aharon Razin ont reçu le Prix Wolf 2008 de Médecine pour leurs contributions fondamentales au contrôle d'expression génétique et de recherche contre le cancer.
Mme Yuli Tamir, ministre de l'Education nationale et président du Conseil de la Fondation Wolf, a annoncé que ce prix de 100.000 $, souvent cité en Israël comme « le Prix Nobel israélien » leur a été attribué « pour leurs contributions fondamentales à la compréhension du rôle de la méthylation de l’ADN dans la fonction biologique des organismes supérieurs, et du large impact sur les études du développement, du contrôle de l’expression génétique et de la cancérologie. »
mfa
Amir Sharon (Israel)
Un champignon pour rendre la production d'éthanol plus efficace
Un chercheur israélien de l'Université de Tel-Aviv, Dr. Amir Sharon, a découvert un champignon transgénique assez fort pour pouvoir en transformer même les parties les plus résistantes en bioéthanol. Ce champignon, à la longévité renforcée génétiquement, est rendu très résistant à des conditions telles que la chaleur ou la toxicité, toutes deux nécessaires au processus de transformation de biomasse en éthanol. La production d'éthanol à partir de ce champignon spécifique engendrerait plus d'efficacité.
Dr. Sharon a découvert ces propriétés de manière accidentelle : après avoir effectué des tests sur la modification de la germination du champignon par l'utilisation de gènes de résistance, c'est en voulant nettoyer la chambre froide qu'il a découvert des champignons qui auraient du mourir des mois auparavant !
biocarburants
Un chercheur israélien de l'Université de Tel-Aviv, Dr. Amir Sharon, a découvert un champignon transgénique assez fort pour pouvoir en transformer même les parties les plus résistantes en bioéthanol. Ce champignon, à la longévité renforcée génétiquement, est rendu très résistant à des conditions telles que la chaleur ou la toxicité, toutes deux nécessaires au processus de transformation de biomasse en éthanol. La production d'éthanol à partir de ce champignon spécifique engendrerait plus d'efficacité.
Dr. Sharon a découvert ces propriétés de manière accidentelle : après avoir effectué des tests sur la modification de la germination du champignon par l'utilisation de gènes de résistance, c'est en voulant nettoyer la chambre froide qu'il a découvert des champignons qui auraient du mourir des mois auparavant !
biocarburants
Itzhak Fried (Israel)
Comment les jeux vidéos aident les chercheurs à mieux comprendre certaines maladies
Des chercheurs israéliens et américains ont découvert une nouvelle manière d'étudier de nouveaux traitements pour les maladies affectant la mémoire, comme la maladie d'Alzheimer ; tout simplement en plaçant des capteurs sur le cuir chevelu du patient pour analyser l'activité du cerveau pendant qu'il joue avec des jeux vidéos.
Des chercheurs israéliens et américains ont découvert une nouvelle manière d'étudier de nouveaux traitements pour les maladies affectant la mémoire, comme la maladie d'Alzheimer ; tout simplement en plaçant des capteurs sur le cuir chevelu du patient pour analyser l'activité du cerveau pendant qu'il joue avec des jeux vidéos.
La maladie d'Alzheimer touche pas moins de 4 millions de personnes aux Etats-Unis, et ce chiffre risque d'augmenter dans les années à venir.
Le Professeur Itzhak FRIED, du département de Neurologie des Universités de Tel-Aviv, et de Californie (Los Angeles), et directeur de l'unité de neurochirurgie fonctionnelle de l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, a dirigé l'équipe de recherche qui vient de publier ses résultats dans la dernière édition de la revue Nature.
L'utilisation d'un jeu vidéo mettant en scène un taxi, une ville virtuelle ou des joueurs humains à permis à l'équipe de chercheurs de découvrir trois types de cellules utilisées par le cerveau pour se repérer dans l'espace.
Une étude a été menée sur sept patients épileptiques afin de déterminer l'origine de leur maladie avant de les opérer. Ces recherches, menées conjointement par les universités américaine et israélienne, ont permis d'enregistrer des réponses de la part de neurones stimulés par des électrodes intracrâniennes.
Selon les chercheurs, ces études donnent des informations uniques sur le fonctionnement du cerveau et apportent de nouvelles méthodes d'investigation sur les maladies affectant le cerveau.
Les travaux ont surtout porté sur un groupe de cellules spécifiques étudiées alors que les patients jouaient avec un jeu vidéo dans lequel ils exploraient une ville virtuelle avec un taxi et devaient chercher des passagers pour les emmener d'un point à un autre de la ville.
Cette étude a permis de déterminer les groupes de cellules impliquées de la représentation dans l'espace des êtres humains. Selon M. FRIED "La perte ou l'endommagement de ces groupes de cellules peut entraîner une incapacité à mémoriser et se repérer dans un environnement.
Ces recherches ont finalement identifié des cellules distinctes qui permettent aux humains de déterminer où ils sont (lieu), ce qu'ils voient (vue) et ce qu'ils cherchent (objectif). Les cellules de lieu se situent dans la région hippocampe du cerveau, celle de la vue dans la région para hippocampe ; enfin les cellules de l'objectif sont localisées dans le lobe temporel et le lobe frontal. Les chercheurs concluent donc que l'hippocampe et le para hippocampe sont deux régions clés de notre "système de navigation". Cependant, il n'est pas encore possible de savoir par quel mécanisme notre système de navigation est contrôlé.
informationhospitaliere
Des chercheurs israéliens et américains ont découvert une nouvelle manière d'étudier de nouveaux traitements pour les maladies affectant la mémoire, comme la maladie d'Alzheimer ; tout simplement en plaçant des capteurs sur le cuir chevelu du patient pour analyser l'activité du cerveau pendant qu'il joue avec des jeux vidéos.
Des chercheurs israéliens et américains ont découvert une nouvelle manière d'étudier de nouveaux traitements pour les maladies affectant la mémoire, comme la maladie d'Alzheimer ; tout simplement en plaçant des capteurs sur le cuir chevelu du patient pour analyser l'activité du cerveau pendant qu'il joue avec des jeux vidéos.
La maladie d'Alzheimer touche pas moins de 4 millions de personnes aux Etats-Unis, et ce chiffre risque d'augmenter dans les années à venir.
Le Professeur Itzhak FRIED, du département de Neurologie des Universités de Tel-Aviv, et de Californie (Los Angeles), et directeur de l'unité de neurochirurgie fonctionnelle de l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv, a dirigé l'équipe de recherche qui vient de publier ses résultats dans la dernière édition de la revue Nature.
L'utilisation d'un jeu vidéo mettant en scène un taxi, une ville virtuelle ou des joueurs humains à permis à l'équipe de chercheurs de découvrir trois types de cellules utilisées par le cerveau pour se repérer dans l'espace.
Une étude a été menée sur sept patients épileptiques afin de déterminer l'origine de leur maladie avant de les opérer. Ces recherches, menées conjointement par les universités américaine et israélienne, ont permis d'enregistrer des réponses de la part de neurones stimulés par des électrodes intracrâniennes.
Selon les chercheurs, ces études donnent des informations uniques sur le fonctionnement du cerveau et apportent de nouvelles méthodes d'investigation sur les maladies affectant le cerveau.
Les travaux ont surtout porté sur un groupe de cellules spécifiques étudiées alors que les patients jouaient avec un jeu vidéo dans lequel ils exploraient une ville virtuelle avec un taxi et devaient chercher des passagers pour les emmener d'un point à un autre de la ville.
Cette étude a permis de déterminer les groupes de cellules impliquées de la représentation dans l'espace des êtres humains. Selon M. FRIED "La perte ou l'endommagement de ces groupes de cellules peut entraîner une incapacité à mémoriser et se repérer dans un environnement.
Ces recherches ont finalement identifié des cellules distinctes qui permettent aux humains de déterminer où ils sont (lieu), ce qu'ils voient (vue) et ce qu'ils cherchent (objectif). Les cellules de lieu se situent dans la région hippocampe du cerveau, celle de la vue dans la région para hippocampe ; enfin les cellules de l'objectif sont localisées dans le lobe temporel et le lobe frontal. Les chercheurs concluent donc que l'hippocampe et le para hippocampe sont deux régions clés de notre "système de navigation". Cependant, il n'est pas encore possible de savoir par quel mécanisme notre système de navigation est contrôlé.
informationhospitaliere
Gil Luria et Sara Rosenblum (Israel)
Les mensonges se détectent même dans l'écriture
Mentir mobilise les méninges. Une partie du cerveau utilisée d’habitude pour écrire n’est alors plus exploitable et modifie l'écriture, d'après une étude menée par des chercheurs israéliens.
Plus une activité devient complexe, moins son exécution sera optimale. Dans le cas du menteur, son écriture perd en qualité.
Les être humains sont capables d’effectuer deux tâches simultanées (écrire et mentir). Mais d’après Gil Luria et Sara Rosenblum de l’université d’Haifa, le cerveau a ses limites. Plus une activité devient complexe, moins son exécution sera optimale. Dans le cas du menteur, son écriture perd en qualité.
Les scientifiques ont comparé à l’aide d’un programme informatique l’écriture de 34 volontaires, qui avaient rédigé des mensonges et des vérités. Conclusion, les «A» des bobards étaient plus grands et les «O» plus larges.
La pression sur le stylo se modifie
Dès l’âge de 20 ans, l’écriture s’automatise. En écrivant, la personne réfléchit à l’objet de son texte, à la manière de le formuler et non à la taille des lettres. Mais mentir affaiblit cet automatisme, ce qui se voit dans l’écriture. La pression sur le stylo se modifie, de même que la hauteur et la longueur des traits.
Combinée avec le détecteur de mensonge classique, l’analyse de l'écriture permettrait d'après les chercheurs d’obtenir des résultats plus précis.
lessentiel
Mentir mobilise les méninges. Une partie du cerveau utilisée d’habitude pour écrire n’est alors plus exploitable et modifie l'écriture, d'après une étude menée par des chercheurs israéliens.
Plus une activité devient complexe, moins son exécution sera optimale. Dans le cas du menteur, son écriture perd en qualité.
Les être humains sont capables d’effectuer deux tâches simultanées (écrire et mentir). Mais d’après Gil Luria et Sara Rosenblum de l’université d’Haifa, le cerveau a ses limites. Plus une activité devient complexe, moins son exécution sera optimale. Dans le cas du menteur, son écriture perd en qualité.
Les scientifiques ont comparé à l’aide d’un programme informatique l’écriture de 34 volontaires, qui avaient rédigé des mensonges et des vérités. Conclusion, les «A» des bobards étaient plus grands et les «O» plus larges.
La pression sur le stylo se modifie
Dès l’âge de 20 ans, l’écriture s’automatise. En écrivant, la personne réfléchit à l’objet de son texte, à la manière de le formuler et non à la taille des lettres. Mais mentir affaiblit cet automatisme, ce qui se voit dans l’écriture. La pression sur le stylo se modifie, de même que la hauteur et la longueur des traits.
Combinée avec le détecteur de mensonge classique, l’analyse de l'écriture permettrait d'après les chercheurs d’obtenir des résultats plus précis.
lessentiel
Alon Monsonego (Israel)
Israël: avancée dans la recherche d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer
Un chercheur israélien a fait état lundi d'une avancée dans la mise au point d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer, à la suite de travaux de laboratoire sur des souris transgéniques en Israël.
"Nous sommes parvenus à stimuler une réponse immunitaire et à en prévoir les effets chez des souris vaccinées sur lesquelles avait été greffé un gène humain", a déclaré à l'AFP le chercheur Alon Monsonego, qui travaille en équipe avec des chercheurs américains et britanniques.
"Il s'agit d'un développement important pour la recherche de vaccins spécifiques sur des gènes humains prédisposant à la maladie", a expliqué ce chercheur de l'Université de Beer Sheva (sud d'Israël).
"Les souris vaccinées ont réussi à réduire les plaques de beta-peptides amyloïdes, ainsi que les inflammations et dommages neuroniques associés à la maladie", a-t-il relevé.
La maladie d'Alzheimer est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau: la présence de plaques amyloïdes entre les neurones et une dégénérescence due à l'accumulation à l'intérieur des neurones de la protéine tau.
La maladie d'Alzheimer, incurable et très invalidante, touche environ six millions de personnes en Europe. A partir de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont touchés sur ce continent.
Les recherches du professeur Monsonego, qui tendent à la mise au point d'un vaccin renforçant le système immunitaire, ont fait l'objet d'une publication en septembre dans la revue spécialisée "Journal of Immunology".
lexpress
website
Un chercheur israélien a fait état lundi d'une avancée dans la mise au point d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer, à la suite de travaux de laboratoire sur des souris transgéniques en Israël.
"Nous sommes parvenus à stimuler une réponse immunitaire et à en prévoir les effets chez des souris vaccinées sur lesquelles avait été greffé un gène humain", a déclaré à l'AFP le chercheur Alon Monsonego, qui travaille en équipe avec des chercheurs américains et britanniques.
"Il s'agit d'un développement important pour la recherche de vaccins spécifiques sur des gènes humains prédisposant à la maladie", a expliqué ce chercheur de l'Université de Beer Sheva (sud d'Israël).
"Les souris vaccinées ont réussi à réduire les plaques de beta-peptides amyloïdes, ainsi que les inflammations et dommages neuroniques associés à la maladie", a-t-il relevé.
La maladie d'Alzheimer est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau: la présence de plaques amyloïdes entre les neurones et une dégénérescence due à l'accumulation à l'intérieur des neurones de la protéine tau.
La maladie d'Alzheimer, incurable et très invalidante, touche environ six millions de personnes en Europe. A partir de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont touchés sur ce continent.
Les recherches du professeur Monsonego, qui tendent à la mise au point d'un vaccin renforçant le système immunitaire, ont fait l'objet d'une publication en septembre dans la revue spécialisée "Journal of Immunology".
lexpress
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Tsevi Mazeh (Israel)
Découverte d’une planète similaire à la Terre : un Israélien dans l’équipe
[Mercredi 16/09/2009 17:08]
Un chercheur israélien fait partie de l’équipe de scientifiques européens qui ont annoncé mercredi matin avoir découvert une nouvelle exoplanète tellurique.
Membre du programme CoRoT, le professeur Tsevi Mazeh de l’université de Tel Aviv a pu calculer – avec ses collègues européens – la masse de cette planète depuis La Silla, au Chili.
C’est en février 2009 que le télescope spatial français CoRoT a découvert l’existence de cette exoplanète, appelée CoRoT-7b, en orbite autour de l’étoile CoRoT-7 (située dans la constellation de la Licorne, et légèrement plus petite que notre Soleil).
Etant donné que la planète se trouve à quelques 500 années-lumière du système solaire, les chercheurs ne l’avaient repérée que par l’intermédiaire d’un petit point noir (son ombre) sur son étoile CoRoT-7. Toutes les 20,4 heures, la planète occulte son étoile pendant un peu plus d’une heure. L’année y dure donc seulement 20,4 heures.
D’un diamètre 1,8 fois plus grand que celui de la Terre, CoRoT-7b a une masse 5 fois plus importante que la Terre. CoRoT-7b gravite à seulement 2,5 millions de kilomètres de son étoile (contre 149 millions pour la Terre).
« Du fait de cette petite distance, le rayonnement qu’elle reçoit est astronomique c’est pourquoi les températures qu’elle affiche peuvent dépasser les 1 000 degrés en surface », explique le Professeur Tsevi Mazeh.
Notons que CoRoT-7b présente toujours la même face à son soleil. Celle-ci n’est alors qu’un océan de lave en fusion (à plus de 2000 degrés), alors que l’autre est congelée à – 200 degrés. « Avec des conditions aussi extrêmes, il est absolument impensable que la vie se développe sur une telle planète« , précise le Professeur Didier Queloz de l’Université de Genève.
« Nous supposons que la planète découverte est composée de rochers dont la composition ressemble à celle des rochers de la Terre », ajoute le Professeur Mazeh.
Au cours des mesures, l’équipe a découvert une autre planète dans le même système solaire. Les scientifiques l’ont surnommée CoRoT-7c et il s’avère qu’elle gravite encore plus prêt de son étoile.
« Ces dernières années nous avons fait d’immenses progrès dans l’étude des planètes extrasolaires qui se trouvent à des distances énormes de la Terre », explique le professeur israélien. Et d’ajouter : « Il y a 25 ans, nous n’avions pas encore découvert une seule planète de ce type et maintenant nous savons qu’il y a des systèmes de planètes très similaires à la Terre et à notre système solaire. Elles n’attendent que d’être découvertes. »actu.co.il
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[Mercredi 16/09/2009 17:08]
Un chercheur israélien fait partie de l’équipe de scientifiques européens qui ont annoncé mercredi matin avoir découvert une nouvelle exoplanète tellurique.
Membre du programme CoRoT, le professeur Tsevi Mazeh de l’université de Tel Aviv a pu calculer – avec ses collègues européens – la masse de cette planète depuis La Silla, au Chili.
C’est en février 2009 que le télescope spatial français CoRoT a découvert l’existence de cette exoplanète, appelée CoRoT-7b, en orbite autour de l’étoile CoRoT-7 (située dans la constellation de la Licorne, et légèrement plus petite que notre Soleil).
Etant donné que la planète se trouve à quelques 500 années-lumière du système solaire, les chercheurs ne l’avaient repérée que par l’intermédiaire d’un petit point noir (son ombre) sur son étoile CoRoT-7. Toutes les 20,4 heures, la planète occulte son étoile pendant un peu plus d’une heure. L’année y dure donc seulement 20,4 heures.
D’un diamètre 1,8 fois plus grand que celui de la Terre, CoRoT-7b a une masse 5 fois plus importante que la Terre. CoRoT-7b gravite à seulement 2,5 millions de kilomètres de son étoile (contre 149 millions pour la Terre).
« Du fait de cette petite distance, le rayonnement qu’elle reçoit est astronomique c’est pourquoi les températures qu’elle affiche peuvent dépasser les 1 000 degrés en surface », explique le Professeur Tsevi Mazeh.
Notons que CoRoT-7b présente toujours la même face à son soleil. Celle-ci n’est alors qu’un océan de lave en fusion (à plus de 2000 degrés), alors que l’autre est congelée à – 200 degrés. « Avec des conditions aussi extrêmes, il est absolument impensable que la vie se développe sur une telle planète« , précise le Professeur Didier Queloz de l’Université de Genève.
« Nous supposons que la planète découverte est composée de rochers dont la composition ressemble à celle des rochers de la Terre », ajoute le Professeur Mazeh.
Au cours des mesures, l’équipe a découvert une autre planète dans le même système solaire. Les scientifiques l’ont surnommée CoRoT-7c et il s’avère qu’elle gravite encore plus prêt de son étoile.
« Ces dernières années nous avons fait d’immenses progrès dans l’étude des planètes extrasolaires qui se trouvent à des distances énormes de la Terre », explique le professeur israélien. Et d’ajouter : « Il y a 25 ans, nous n’avions pas encore découvert une seule planète de ce type et maintenant nous savons qu’il y a des systèmes de planètes très similaires à la Terre et à notre système solaire. Elles n’attendent que d’être découvertes. »actu.co.il
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Emile Papiernik (France)
Emile Papiernik, le «pape» de l'obstétrique, est mort
Les jeunes mamans d'aujourd'hui lui doivent tout. Des grossesses mieux surveillées, des accouchements plus sereins et plus sûrs. Père de l'obstétrique moderne en France, le professeur Emile Papiernik est mort vendredi soir à son domicile des suites d'une longue maladie, à l'âge de 72 ans. Devenu médecin pour faire plaisir à sa mère, le brillant interne avait débuté sa carrière à l'institut Gustave Roussy.
Il voulait sauver les malades cancéreux, se spécialisait dans les tumeurs de la gorge. La naissance de sa fille, Juliette, en 1962, lui fait changer de cap. Avec l'accouchement de sa femme, il mesure à quel point l'obstétrique est en retard en France, et combien les femmes sont suivies avec des moyens archaïques. Un petit cône de bois pour écouter le coeur de bébé dans le ventre...et sinon rien. Devenu gynécologue obstétricien à Port Royal puis à la maternité Antoine Béclère de Clamart, Emile Papiernik n'aura de cesse pendant quarante ans, de révolutionner le monde de la naissance, prévenir les grossesses difficiles, les accouchements risqués, la prématurité. On lui doit ainsi le développement de l'échographie. Non sans bagarres : en 1972, l'administration d'Antoine Béclère lui refuse le budget d'acquisition d'un échographe, alors que la surveillance des grossesses par échographie est une technologie balbutiante. Il se battra pour trouver l'argent lui même, confie à un jeune obstétricien le soin de développer cette science qui a révolutionné le suivi des femmes enceintes et contribué à la réputation de la maternité Béclère. Les futures mamans fatiguées ou malades lui doivent l'allongement de deux semaines du congé maternité. C'est aussi à lui que l'on doit le développement du monitorage, pour suivre le coeur de bébé en direct pendant l'accouchement, et la péridurale, anesthésie sans laquelle la grande majorité des femes n'imagineraient plus mettre un enfant au monde aujourd'hui. C'est aussi lui qui avait recruté René Frydman, "père" d'Amandine, le premier bébé éprouvette, conçue dans son service à Clamart en 1982. A 72 ans, il s'était éloigné des salles d'accouchement depuis quinze ans. Mais n'avait pas pour autant cessé de travailler à faire avancer la prévention médicale, son combat d'une vie, notamment des accidents médicaux. Conseiller en sécurité du patient et des soins à l'assistance publique, il coachait encore régulièrement des équipes médicales. Emile Papiernik sera inhumé mercredi au cimetière juif de Bagneux.
leparisien
Les jeunes mamans d'aujourd'hui lui doivent tout. Des grossesses mieux surveillées, des accouchements plus sereins et plus sûrs. Père de l'obstétrique moderne en France, le professeur Emile Papiernik est mort vendredi soir à son domicile des suites d'une longue maladie, à l'âge de 72 ans. Devenu médecin pour faire plaisir à sa mère, le brillant interne avait débuté sa carrière à l'institut Gustave Roussy.
Il voulait sauver les malades cancéreux, se spécialisait dans les tumeurs de la gorge. La naissance de sa fille, Juliette, en 1962, lui fait changer de cap. Avec l'accouchement de sa femme, il mesure à quel point l'obstétrique est en retard en France, et combien les femmes sont suivies avec des moyens archaïques. Un petit cône de bois pour écouter le coeur de bébé dans le ventre...et sinon rien. Devenu gynécologue obstétricien à Port Royal puis à la maternité Antoine Béclère de Clamart, Emile Papiernik n'aura de cesse pendant quarante ans, de révolutionner le monde de la naissance, prévenir les grossesses difficiles, les accouchements risqués, la prématurité. On lui doit ainsi le développement de l'échographie. Non sans bagarres : en 1972, l'administration d'Antoine Béclère lui refuse le budget d'acquisition d'un échographe, alors que la surveillance des grossesses par échographie est une technologie balbutiante. Il se battra pour trouver l'argent lui même, confie à un jeune obstétricien le soin de développer cette science qui a révolutionné le suivi des femmes enceintes et contribué à la réputation de la maternité Béclère. Les futures mamans fatiguées ou malades lui doivent l'allongement de deux semaines du congé maternité. C'est aussi à lui que l'on doit le développement du monitorage, pour suivre le coeur de bébé en direct pendant l'accouchement, et la péridurale, anesthésie sans laquelle la grande majorité des femes n'imagineraient plus mettre un enfant au monde aujourd'hui. C'est aussi lui qui avait recruté René Frydman, "père" d'Amandine, le premier bébé éprouvette, conçue dans son service à Clamart en 1982. A 72 ans, il s'était éloigné des salles d'accouchement depuis quinze ans. Mais n'avait pas pour autant cessé de travailler à faire avancer la prévention médicale, son combat d'une vie, notamment des accidents médicaux. Conseiller en sécurité du patient et des soins à l'assistance publique, il coachait encore régulièrement des équipes médicales. Emile Papiernik sera inhumé mercredi au cimetière juif de Bagneux.
leparisien
Emeric Deutsch (Israel)
Emeric Deutsch z.l.: disparition d’une grande figure du Judaïsme
[Dimanche 06/09/2009 22:37]
A l’image des Sages du Talmud ou des rabbins-savants juifs espagnols du Moyen-âge, Emeric Deutsch z.l. qui nous a quittés ce dimanche, fut à la fois un « Talmid H’akh’am », géant en Torah, et un « Maskil », de par ses vastes connaissances profanes dans tant de domaines, selon les termes utilisés par le Rabbin Daniel Gottlieb, qui a prononcé son oraison funèbre au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem. Malgré la proximité de quelques heures à peine entre son décès et son enterrement, la nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair et une immense foule a réussi à se rendre à la cérémonie, tant Emeric Deutsch z.l. a marqué son époque, et tant il fut connu et aimé. Le Rabbin Gottlieb soulignait également la rare particularité d’Emeric Deutsch z.l. « de réunir dans sa personne tous les qualificatifs laudatifs qui sont généralement utilisés en de pareilles circonstances, tant sur le plan intellectuel que moral, tant dans la sphère familiale que dans le domaine religieux » : guide, dirigeant communautaire, juste, rigoureux, bon mari et bon père, instruit, persévérant, honnête, aimable, pédagogue, bâtisseur…
Prenant ensuite la parole, le fils aîné du défunt complétait le tableau avec de nombreux exemples empruntés à la vie d’Emeric Deutsch z.l.. L’un des moments les plus émouvants et prenants de ce « hesped » fut sans conteste le récit des circonstances par lesquelles Emeric Deutsch z.l et un groupe d’amis furent sauvés de la mort durant la Shoah. Natif de Budapest en 1924, Emeric Deutsch, âgé de 15 ans au début de la guerre, fut transféré dans un camp de travail avec d’autres Juifs hongrois. Le jour de Tish’a Beav (9 av), ils allèrent demander à l’officier de faction le droit de jeûner toute la journée. Ce dernier acceptait à la condition « que leur productivité au travail reste la même durant cette journée ». Afin de ne pas risquer inutilement leur vie, ils se mirent à travailler avec d’autant plus d’ardeur et produisirent encore plus que d’ordinaire, tout en jeûnant. Durant la journée, le chef d’un autre camp de travail se présenta sur les lieux et vit ce groupe de jeunes travailler avec entrain. Cherchant de la main d’œuvre pour ses propres fabriques il demanda à l’officier du camp « qui étaient ces jeunes qui semblaient en si grande forme ?» « Des Juifs ! » lui répondit l’officier, « Tu peux les prendre si tu veux ». Ce qu’il fit. Emeric Deutsch z.l. et ses amis furent transférés dans un autre camp, et ils furent les seuls qui survécurent. Tous ceux qui restèrent dans le camp furent envoyés sur le front de l’Est et ne revinrent jamais. Le souvenir de la Shoah resta d’ailleurs un aspect inséparable de son être et de son action, tant dans son engagement juif et communautaire que dans son parcours universitaire et scientifique.
Lorsqu’il s’installa à Paris après la guerre il entreprit simultanément des études supérieures tout en participant activement à la reconstruction de la Judaïcité française meurtrie, et dont la plupart des cadres avaient disparu dans la tourmente. C’est ainsi qu’il fut parmi les fondateurs de la communauté de « Montevidéo » dans le 16e arrondissement.
Toute la vie d’Emeric Deutsch fut une harmonie exemplaire entre une carrière professionnelle brillante – dans le domaine de la psychanalyse et de la psychologie sociale – un vécu religieux profond et intense, aussi bien par sa rigueur rituelle que par l’étude et l’enseignement assidus de la Thora, et également une vie familiale riche et chaleureuse, auprès de son épouse et des ses trois enfants. Trois vies – et plus – en une, qui font dire à son fils, à juste titre « qu’il fut un véritable monument », aimé, admiré et respecté à la fois.
Emeric Deutsch z.l. eut aussi le mérite de pouvoir réaliser son plus grand rêve : monter en Eretz Israël, à Jérusalem, et y voir ses enfants revêtir l’uniforme de Tsahal, superbe et douce vengeance pour lui qui avait traversé les années sombres lors desquelles les Juifs étaient sans défense. Et il pouvait enfin diffuser son enseignement de la Thora depuis la plus haute cime du monde : Jérusalem.
Emeric Deutsch z.l. aura sans conteste été l’une des figures les plus marquantes du Judaïsme français de l’après-guerre. Sa manière d’être homme et d’être Juif auront été un véritable « Kiddoush Hashem », une Sanctification du Nom Divin, tant au sein de son peuple que parmi les non-juifs envers lesquels il propageait le regard avant-gardiste de la Thora sur les problèmes les plus actuels de nos sociétés modernes.
Emeric Deutsch z.l. un Juif et un Homme authentiques. Un « Mensch », qui laissera un grand vide dans la communauté juive de France et dans le peuple juif tout entier.
Yehi Zikh’ro Baroukh’
par Shraga Blum actu.co.il
[Dimanche 06/09/2009 22:37]
A l’image des Sages du Talmud ou des rabbins-savants juifs espagnols du Moyen-âge, Emeric Deutsch z.l. qui nous a quittés ce dimanche, fut à la fois un « Talmid H’akh’am », géant en Torah, et un « Maskil », de par ses vastes connaissances profanes dans tant de domaines, selon les termes utilisés par le Rabbin Daniel Gottlieb, qui a prononcé son oraison funèbre au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem. Malgré la proximité de quelques heures à peine entre son décès et son enterrement, la nouvelle s’est répandue à la vitesse de l’éclair et une immense foule a réussi à se rendre à la cérémonie, tant Emeric Deutsch z.l. a marqué son époque, et tant il fut connu et aimé. Le Rabbin Gottlieb soulignait également la rare particularité d’Emeric Deutsch z.l. « de réunir dans sa personne tous les qualificatifs laudatifs qui sont généralement utilisés en de pareilles circonstances, tant sur le plan intellectuel que moral, tant dans la sphère familiale que dans le domaine religieux » : guide, dirigeant communautaire, juste, rigoureux, bon mari et bon père, instruit, persévérant, honnête, aimable, pédagogue, bâtisseur…
Prenant ensuite la parole, le fils aîné du défunt complétait le tableau avec de nombreux exemples empruntés à la vie d’Emeric Deutsch z.l.. L’un des moments les plus émouvants et prenants de ce « hesped » fut sans conteste le récit des circonstances par lesquelles Emeric Deutsch z.l et un groupe d’amis furent sauvés de la mort durant la Shoah. Natif de Budapest en 1924, Emeric Deutsch, âgé de 15 ans au début de la guerre, fut transféré dans un camp de travail avec d’autres Juifs hongrois. Le jour de Tish’a Beav (9 av), ils allèrent demander à l’officier de faction le droit de jeûner toute la journée. Ce dernier acceptait à la condition « que leur productivité au travail reste la même durant cette journée ». Afin de ne pas risquer inutilement leur vie, ils se mirent à travailler avec d’autant plus d’ardeur et produisirent encore plus que d’ordinaire, tout en jeûnant. Durant la journée, le chef d’un autre camp de travail se présenta sur les lieux et vit ce groupe de jeunes travailler avec entrain. Cherchant de la main d’œuvre pour ses propres fabriques il demanda à l’officier du camp « qui étaient ces jeunes qui semblaient en si grande forme ?» « Des Juifs ! » lui répondit l’officier, « Tu peux les prendre si tu veux ». Ce qu’il fit. Emeric Deutsch z.l. et ses amis furent transférés dans un autre camp, et ils furent les seuls qui survécurent. Tous ceux qui restèrent dans le camp furent envoyés sur le front de l’Est et ne revinrent jamais. Le souvenir de la Shoah resta d’ailleurs un aspect inséparable de son être et de son action, tant dans son engagement juif et communautaire que dans son parcours universitaire et scientifique.
Lorsqu’il s’installa à Paris après la guerre il entreprit simultanément des études supérieures tout en participant activement à la reconstruction de la Judaïcité française meurtrie, et dont la plupart des cadres avaient disparu dans la tourmente. C’est ainsi qu’il fut parmi les fondateurs de la communauté de « Montevidéo » dans le 16e arrondissement.
Toute la vie d’Emeric Deutsch fut une harmonie exemplaire entre une carrière professionnelle brillante – dans le domaine de la psychanalyse et de la psychologie sociale – un vécu religieux profond et intense, aussi bien par sa rigueur rituelle que par l’étude et l’enseignement assidus de la Thora, et également une vie familiale riche et chaleureuse, auprès de son épouse et des ses trois enfants. Trois vies – et plus – en une, qui font dire à son fils, à juste titre « qu’il fut un véritable monument », aimé, admiré et respecté à la fois.
Emeric Deutsch z.l. eut aussi le mérite de pouvoir réaliser son plus grand rêve : monter en Eretz Israël, à Jérusalem, et y voir ses enfants revêtir l’uniforme de Tsahal, superbe et douce vengeance pour lui qui avait traversé les années sombres lors desquelles les Juifs étaient sans défense. Et il pouvait enfin diffuser son enseignement de la Thora depuis la plus haute cime du monde : Jérusalem.
Emeric Deutsch z.l. aura sans conteste été l’une des figures les plus marquantes du Judaïsme français de l’après-guerre. Sa manière d’être homme et d’être Juif auront été un véritable « Kiddoush Hashem », une Sanctification du Nom Divin, tant au sein de son peuple que parmi les non-juifs envers lesquels il propageait le regard avant-gardiste de la Thora sur les problèmes les plus actuels de nos sociétés modernes.
Emeric Deutsch z.l. un Juif et un Homme authentiques. Un « Mensch », qui laissera un grand vide dans la communauté juive de France et dans le peuple juif tout entier.
Yehi Zikh’ro Baroukh’
par Shraga Blum actu.co.il
Willy Ronis (France)
Le photographe français Willy Ronis est mort aujourd'hui à l'âge de 99 ans. Associé au courant humaniste et idéaliste, contemporain de Doisneau et de Cartier-Bresson, Willy Ronis, le doyen des photographes, était un tendre témoin de Paris et des petites gens qui s'était révélé par ses reportages sociaux au temps du Front populaire.
Cofondateur après la guerre de l'agence Rapho, Willy Ronis, qui n'a connu une juste consécration qu'au détour des années 70, ne s'estimait "ni intrus, ni voyeur", mais plutôt "romancier de la photo".
Né en 1910, à Paris, au pied de la butte Montmartre, l'auteur des "Amoureux de la Bastille" a réalisé son premier cliché à l'âge de 16 ans. Son père, ukrainien, amateur d'opéra, était photographe de quartier, sa mère, lituanienne, professeur de piano. Après son service militaire (1932), il reprend la boutique de son père, malade: "quatre années d'enfer" pour lui. Dès qu'il le peut, le jeune homme s'évade à la montagne, et réalise avec un vieux Rolleiflex en bois des reportages sur les sports d'hiver. Il découvre qu'il peut "exprimer quelque chose de personnel".
Photographe pour la presse
A la mort de son père en 1936, Ronis se débarrasse du magasin et devient photographe pour la presse, l'industrie, la mode et la publicité. Le Front Populaire lui donne l'occasion de publier dans la revue "Regards" ses premiers reportages sociaux. Derrière l'ojectif, son oeil bleu photographie les grèves, notamment chez Citroën, les occupations d'usine, les meetings populaires, le travail à la chaîne et les congés payés.
A l'agence Rapho avec Doisneau
Pendant la guerre, Willy Ronis, qui est juif, gagne le sud de la France et devient au hasard des rencontres régisseur de théâtre, aide-décorateur de cinéma ou peintre sur bijoux. A la Libération, il ressort son matériel du placard, participe à la renaissance de la presse illustrée et fait partie de la première équipe de l'agence Rapho avec Doisneau et Brassaï. Il touche à tout : reportages d'actualité, portraits, publicité, mode, et publie dans les plus grands magazines de l'époque ("Life", "Vogue"...).
Reconnu et fêté depuis 30 ans
Mais Ronis, c'est aussi l'amoureux de Paris. Celui qui se balade, appareil en bandoulière, sans rien chercher d'extraordinaire pour finalement offrir des clichés personnels, tendres et sincères sur la vie de tous les jours des gens ordinaires. Ronis est avant tout un photographe de l'humain.
En 1955, Ronis quitte Rapho (qu'il rejoindra plus tard). Il se consacre alors à la mode et à la publicité. Enseignant la photo à Paris et en Provence à partir de 1968, le Parisien se retire onze années à Gordes (Vaucluse) et retrouve la capitale en 1983. Cette année-là, il fait don de ses archives à l'Etat, mais en reste le dépositaire de son vivant.
Depuis 30 ans, le talent de Willy Ronis est reconnu et fêté : Grand Prix des arts et lettres pour la photographie (1979), prix Nadar pour son livre "Sur le fil du hasard" (1981), grandes rétrospectives parisiennes... En juillet dernier, il était l'invité d'honneur des 40e Rencontres photo d'Arlesa letelegramme
Cofondateur après la guerre de l'agence Rapho, Willy Ronis, qui n'a connu une juste consécration qu'au détour des années 70, ne s'estimait "ni intrus, ni voyeur", mais plutôt "romancier de la photo".
Né en 1910, à Paris, au pied de la butte Montmartre, l'auteur des "Amoureux de la Bastille" a réalisé son premier cliché à l'âge de 16 ans. Son père, ukrainien, amateur d'opéra, était photographe de quartier, sa mère, lituanienne, professeur de piano. Après son service militaire (1932), il reprend la boutique de son père, malade: "quatre années d'enfer" pour lui. Dès qu'il le peut, le jeune homme s'évade à la montagne, et réalise avec un vieux Rolleiflex en bois des reportages sur les sports d'hiver. Il découvre qu'il peut "exprimer quelque chose de personnel".
Photographe pour la presse
A la mort de son père en 1936, Ronis se débarrasse du magasin et devient photographe pour la presse, l'industrie, la mode et la publicité. Le Front Populaire lui donne l'occasion de publier dans la revue "Regards" ses premiers reportages sociaux. Derrière l'ojectif, son oeil bleu photographie les grèves, notamment chez Citroën, les occupations d'usine, les meetings populaires, le travail à la chaîne et les congés payés.
A l'agence Rapho avec Doisneau
Pendant la guerre, Willy Ronis, qui est juif, gagne le sud de la France et devient au hasard des rencontres régisseur de théâtre, aide-décorateur de cinéma ou peintre sur bijoux. A la Libération, il ressort son matériel du placard, participe à la renaissance de la presse illustrée et fait partie de la première équipe de l'agence Rapho avec Doisneau et Brassaï. Il touche à tout : reportages d'actualité, portraits, publicité, mode, et publie dans les plus grands magazines de l'époque ("Life", "Vogue"...).
Reconnu et fêté depuis 30 ans
Mais Ronis, c'est aussi l'amoureux de Paris. Celui qui se balade, appareil en bandoulière, sans rien chercher d'extraordinaire pour finalement offrir des clichés personnels, tendres et sincères sur la vie de tous les jours des gens ordinaires. Ronis est avant tout un photographe de l'humain.
En 1955, Ronis quitte Rapho (qu'il rejoindra plus tard). Il se consacre alors à la mode et à la publicité. Enseignant la photo à Paris et en Provence à partir de 1968, le Parisien se retire onze années à Gordes (Vaucluse) et retrouve la capitale en 1983. Cette année-là, il fait don de ses archives à l'Etat, mais en reste le dépositaire de son vivant.
Depuis 30 ans, le talent de Willy Ronis est reconnu et fêté : Grand Prix des arts et lettres pour la photographie (1979), prix Nadar pour son livre "Sur le fil du hasard" (1981), grandes rétrospectives parisiennes... En juillet dernier, il était l'invité d'honneur des 40e Rencontres photo d'Arlesa letelegramme
Amos Kenan (Israel)
Décès de l'écrivain et artiste israélien Amos Kenan
Jérusalem - L'écrivain et artiste israélien Amos Kenan est décédé à l'âge de 82 ans, a indiqué la radio publique. Il s'est illustré comme éditorialiste des journaux "Haaretz", "Haolam Hazé" ou "Yédiot Aharonot" et en tant que peintre, sculpteur, poète, écrivain ou dramaturge.
Né à Tel-Aviv en 1927, laïc et apparenté à la gauche israélienne, cet homme aux talents multiples est considéré comme l'un des plus virulents critiques de la société israélienne.
De 1954 à 1962, il a vécu à Paris où un de ses livres a été illustré par Pierre Alechinsky, et où une de ses pièces a été adaptée par le chorégraphe Maurice Béjart. Durant ce séjour, il aurait inspiré à Christiane Rochefort le personnage de son roman "Le repos du guerrier".
Le roman le plus célèbre d'Amos Kenan, "La route d'Ein Harod", publié en 1984, a été traduit en huit langues et adapté au cinéma à Hollywood
nytimes
Jérusalem - L'écrivain et artiste israélien Amos Kenan est décédé à l'âge de 82 ans, a indiqué la radio publique. Il s'est illustré comme éditorialiste des journaux "Haaretz", "Haolam Hazé" ou "Yédiot Aharonot" et en tant que peintre, sculpteur, poète, écrivain ou dramaturge.
Né à Tel-Aviv en 1927, laïc et apparenté à la gauche israélienne, cet homme aux talents multiples est considéré comme l'un des plus virulents critiques de la société israélienne.
De 1954 à 1962, il a vécu à Paris où un de ses livres a été illustré par Pierre Alechinsky, et où une de ses pièces a été adaptée par le chorégraphe Maurice Béjart. Durant ce séjour, il aurait inspiré à Christiane Rochefort le personnage de son roman "Le repos du guerrier".
Le roman le plus célèbre d'Amos Kenan, "La route d'Ein Harod", publié en 1984, a été traduit en huit langues et adapté au cinéma à Hollywood
nytimes
Jo Amar (Israel)
Disparition de Jo Amar, pionnier de la musique orientale
[Dimanche 06/28/2009 12:36]
Le chanteur Jo Amar, l’un des pionniers de la musique orientale en Israël, est décédé vendredi à l’âge de 79 ans. Il s’est éteint à Miami, aux Etats-Unis, où il s’était retiré pour être près de ses enfants. Amar est le premier à avoir interprété des chants liturgiques marocains pour le public israélien et à avoir importé des mélodies andalouses dans le pays.
Jo Amar est né dans la ville d’Oujda, au Maroc, et est monté en Israël en 1956 pour s’installer dans le Mochav de Yad Rambam. Il avait déjà acquis, au moment de sa alya, une grande expérience musicale et l’une de ses chansons, Yismah Moché, est vite devenue célèbre en Israël. Il était également connu pour son action contre l’establishment ashkénaze dans le pays.
Après avoir tenté en vain, à l’époque, d’introduire la musique orientale dans le répertoire musical israélien, Jo Amar a quitté Israël en 1970 pour s’établir à New York et ensuite à Los Angeles. Il a organisé de nombreux séminaires, aux USA et en Europe, et est devenu rapidement un chantre très demandé et très prisé, partageant son temps entre les deux continents. Il se rendait parfois en Israël pour donner des concerts et avait même été la vedette d’une publicité en 1987. Il s’est produit souvent avec l’orchestre andalou d’Israël.
Lorsque son épouse Raymonde est décédée, il y a neuf ans, Jo Amar a décidé de revenir vivre en Israël et il s’est installé à Yad Rambam. Malheureusement, il a été victime d’une hémorragie cérébrale à la suite de laquelle il ne se déplaçait plus qu’en chaise roulante. Il y a deux ans, il a subi une seconde attaque qui a aggravé son état de santé et la maladie de Parkinson dont il était atteint.
Jo Amar laisse cinq enfants et deux petits-enfants. Il sera inhumé dimanche après-midi, à 17 heures, au cimetière de Yad Rambam, aux côtés de son épouse.
Parmi les chanteurs qui s’inspirent aujourd’hui des chansons de Jo Amar, on peut citer notamment Eyal Golan, Yishaï Lévy et Oren Hen.
par Claire Dana-Picard
actu.co.il
[Dimanche 06/28/2009 12:36]
Le chanteur Jo Amar, l’un des pionniers de la musique orientale en Israël, est décédé vendredi à l’âge de 79 ans. Il s’est éteint à Miami, aux Etats-Unis, où il s’était retiré pour être près de ses enfants. Amar est le premier à avoir interprété des chants liturgiques marocains pour le public israélien et à avoir importé des mélodies andalouses dans le pays.
Jo Amar est né dans la ville d’Oujda, au Maroc, et est monté en Israël en 1956 pour s’installer dans le Mochav de Yad Rambam. Il avait déjà acquis, au moment de sa alya, une grande expérience musicale et l’une de ses chansons, Yismah Moché, est vite devenue célèbre en Israël. Il était également connu pour son action contre l’establishment ashkénaze dans le pays.
Après avoir tenté en vain, à l’époque, d’introduire la musique orientale dans le répertoire musical israélien, Jo Amar a quitté Israël en 1970 pour s’établir à New York et ensuite à Los Angeles. Il a organisé de nombreux séminaires, aux USA et en Europe, et est devenu rapidement un chantre très demandé et très prisé, partageant son temps entre les deux continents. Il se rendait parfois en Israël pour donner des concerts et avait même été la vedette d’une publicité en 1987. Il s’est produit souvent avec l’orchestre andalou d’Israël.
Lorsque son épouse Raymonde est décédée, il y a neuf ans, Jo Amar a décidé de revenir vivre en Israël et il s’est installé à Yad Rambam. Malheureusement, il a été victime d’une hémorragie cérébrale à la suite de laquelle il ne se déplaçait plus qu’en chaise roulante. Il y a deux ans, il a subi une seconde attaque qui a aggravé son état de santé et la maladie de Parkinson dont il était atteint.
Jo Amar laisse cinq enfants et deux petits-enfants. Il sera inhumé dimanche après-midi, à 17 heures, au cimetière de Yad Rambam, aux côtés de son épouse.
Parmi les chanteurs qui s’inspirent aujourd’hui des chansons de Jo Amar, on peut citer notamment Eyal Golan, Yishaï Lévy et Oren Hen.
par Claire Dana-Picard
actu.co.il
Shahar Tzouberi (Israel)
Shahar Tzouberi rentre dans la légende de son sport. Le jeune homme de 22 ans est devenu, hier, le premier champion d’Europe israélien de planche à voile. La compétition se déroulait en Israël. Déjà médaillé de bronze au Jeux Olympiques de Pékin, l’été dernier, Tzouberi a confirmé son talent lors de cette compétition internationale. Il a su s’imposer lors de toutes les manches hormis la dernière où il a terminé troisième, suffisant pour remporter l’or européen.
« C’était très prenant et j’avais pas mal de pression sur les épaules, c’est l’une de mes plus belles victoires » déclare le jeune champion. Et d’ajouter : « Je suis heureux de remporter le titre ici, chez moi en Israël. C’est beaucoup d’émotion, cela équivaut à la médaille de bronze olympique. Maintenant, je peux aller faire la fête avec mes amis ».
Le natif d’Eilat n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et déclare « qu’il en a encore sous le pied ». « J’avais fait de ce championnat un objectif, j’ai gagné, c’est très bien, mais je ne suis pas encore parvenu à 100% de mes capacités, je suis capable de plus ».
Le prochain objectif de Tzouberi est « les Jeux Olympiques de Londres en 2012 ». Et d’expliquer : « Je dois me remettre au travail, continuer à m’entrainer dur et qui sait, une belle surprise m’attend peut être dans trois ans à Londres ».
Les organisateurs de la compétition sont aux anges. Le président de la fédération de voile, Yehouda Mayan déclare « être dans un rêve. Organiser les championnats d’Europe en Israël, c’était déjà une victoire, voir un israélien gagner, il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens ».
Tzouberi a empôché, en plus, de sa médaille d’or, un chèque de 60 000 shekels de la part du président du comité olympique, Tsvi Verishbak. Peu importe l’argent, Tzouberi rentre au panthéon des plus grands sportifs israéliens et l’un des plus doués dans sa spécialité.
par Jonathan Serero
actu.co.il
« C’était très prenant et j’avais pas mal de pression sur les épaules, c’est l’une de mes plus belles victoires » déclare le jeune champion. Et d’ajouter : « Je suis heureux de remporter le titre ici, chez moi en Israël. C’est beaucoup d’émotion, cela équivaut à la médaille de bronze olympique. Maintenant, je peux aller faire la fête avec mes amis ».
Le natif d’Eilat n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et déclare « qu’il en a encore sous le pied ». « J’avais fait de ce championnat un objectif, j’ai gagné, c’est très bien, mais je ne suis pas encore parvenu à 100% de mes capacités, je suis capable de plus ».
Le prochain objectif de Tzouberi est « les Jeux Olympiques de Londres en 2012 ». Et d’expliquer : « Je dois me remettre au travail, continuer à m’entrainer dur et qui sait, une belle surprise m’attend peut être dans trois ans à Londres ».
Les organisateurs de la compétition sont aux anges. Le président de la fédération de voile, Yehouda Mayan déclare « être dans un rêve. Organiser les championnats d’Europe en Israël, c’était déjà une victoire, voir un israélien gagner, il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens ».
Tzouberi a empôché, en plus, de sa médaille d’or, un chèque de 60 000 shekels de la part du président du comité olympique, Tsvi Verishbak. Peu importe l’argent, Tzouberi rentre au panthéon des plus grands sportifs israéliens et l’un des plus doués dans sa spécialité.
par Jonathan Serero
actu.co.il
Ephraïm Katzir (Israel)
Ephraïm Katzir, né Ephraïm Katchalsky le 16 mai 1916 à Kiev, Ukraine - 30 mai 2009) fut le quatrième président d'Israël de 1973 à 1978.
Ephraïm Katzir arrive en Palestine mandataire à l'âge de 9 ans en 1925. En 1933 il complète ses études secondaires au Lycée hébraïque Rehaviah de Jérusalem. Dans sa jeunesse, il entre dans les rangs de la Hagana, le principal mouvement juif de défense armée en Palestine. Ensuite il prend part à la Guerre d'Indépendance d'Israël comme commandant d'une unité de scientifiques. Il étudie la bactériologie, la botanique, la zoologie à l'Université hébraïque de Jérusalem . Il se consacra plus particulièrement à la biochimie et à la chimie organique. A partir de 1949, il est l’un des scientifiques fondateur de l'Institut Weizmann des sciences à Rehovot. Il y fut entre 1951-1973 le chef de la chaire de biophysique. Il se fit connaître internationalement pour ses recherches dans le domaine des polyaminoacides et des protéines.
En 1966, il est le premier Israélien à être reçu membre de la National Academy of Sciences des États-Unis. En 1977, il est aussi élu à la Société Royale de Londres. Entre 1966-1968, il est le conseiller scientifique du Ministre israélien de la Défense. Il est lauréat du Prix d'Israël (1959), du Prix Rothschild (1961), de la médaille d'or Linderstrom-Lang, du Prix du Japon (1985) pour ses recherches dans le domaine de la biotechnologie.
Il se trouvait à l'université d'Harvard aux Etats-Unis quand le Parti Travailliste, alors dirigé par Golda Meïr, lui propose de poser sa candidature pour la fonction de président de l'État. Il est élu par la Knesset, quatrième président d'Israël le 10 avril 1973 et prend ses fonctions le 24 mai suivant. Les événements majeurs qui ont eu lieu pendant sa présidence ont été la Guerre du Kippour en 1973, le Raid d'Entebbe en 1976, l'installation au pouvoir de la coalition nationaliste - libérale de Menahem Begin et la visite historique du président égyptien Anwar Sadat en Israël en novembre 1977. Il renonça à être réélu président de l'État à cause de la maladie de sa femme Nina .Newsletter de l'Ambassade d'Israël
Ephraïm Katzir arrive en Palestine mandataire à l'âge de 9 ans en 1925. En 1933 il complète ses études secondaires au Lycée hébraïque Rehaviah de Jérusalem. Dans sa jeunesse, il entre dans les rangs de la Hagana, le principal mouvement juif de défense armée en Palestine. Ensuite il prend part à la Guerre d'Indépendance d'Israël comme commandant d'une unité de scientifiques. Il étudie la bactériologie, la botanique, la zoologie à l'Université hébraïque de Jérusalem . Il se consacra plus particulièrement à la biochimie et à la chimie organique. A partir de 1949, il est l’un des scientifiques fondateur de l'Institut Weizmann des sciences à Rehovot. Il y fut entre 1951-1973 le chef de la chaire de biophysique. Il se fit connaître internationalement pour ses recherches dans le domaine des polyaminoacides et des protéines.
En 1966, il est le premier Israélien à être reçu membre de la National Academy of Sciences des États-Unis. En 1977, il est aussi élu à la Société Royale de Londres. Entre 1966-1968, il est le conseiller scientifique du Ministre israélien de la Défense. Il est lauréat du Prix d'Israël (1959), du Prix Rothschild (1961), de la médaille d'or Linderstrom-Lang, du Prix du Japon (1985) pour ses recherches dans le domaine de la biotechnologie.
Il se trouvait à l'université d'Harvard aux Etats-Unis quand le Parti Travailliste, alors dirigé par Golda Meïr, lui propose de poser sa candidature pour la fonction de président de l'État. Il est élu par la Knesset, quatrième président d'Israël le 10 avril 1973 et prend ses fonctions le 24 mai suivant. Les événements majeurs qui ont eu lieu pendant sa présidence ont été la Guerre du Kippour en 1973, le Raid d'Entebbe en 1976, l'installation au pouvoir de la coalition nationaliste - libérale de Menahem Begin et la visite historique du président égyptien Anwar Sadat en Israël en novembre 1977. Il renonça à être réélu président de l'État à cause de la maladie de sa femme Nina .Newsletter de l'Ambassade d'Israël
Daniel Carasso (Espagne)
La mort de "M. Danone"
Daniel Carasso, fils du fondateur de Danone, est mort ce dimanche à l'âge de 103 ans. Il y a cinq ans, Burno Abescat l'avait rencontré pour un grand entretien. Voici les paroles de cet «acteur clef», selon le mot de Félix Torres et Pierre Labasse, de l'histoire de la firme alimentaire. Cet Espagnol polyglotte avait accepté de recevoir en exclusivité L'Express à Barcelone, où il résidait - là même où son père, Isaac, avait lancé Danone en 1919 - et de raconter les origines de ce qui est devenu l'une des premières marques alimentaires du monde
Comment votre père a-t-il eu l'idée de faire des yoghourts?
Comme tous les juifs d'Espagne, ma famille a été expulsée en 1492. Elle s'est installée à Salonique, alors dans l'Empire turc, où elle a vécu quatre siècles en gardant la nationalité espagnole. Mon père, Isaac, y est né. Lorsqu'il est rentré à Barcelone, en 1912, il a d'abord repris son métier de négociant en huile d'olive. Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale qu'il s'est lancé dans la fabrication de yoghourts. A Salonique, c'était un produit courant que les commerçants vendaient au kilo dans les rues et dont mon père connaissait les vertus. Mais, pour lui, cette activité ne devait être qu'un hobby!
Quand commence l'histoire de Danone?
En 1919, calle Los Angeles, près des Ramblas, dans un petit atelier au rez-de-chaussée d'une maison dont nous occupions le dernier étage. Mon père a commencé seul, avec un neveu et deux employés. Mais c'était un esprit ouvert, curieux des progrès scientifiques. Sur les conseils de médecins, il a introduit dans ses yoghourts des ferments lactiques qu'il faisait venir de l'Institut Pasteur, à Paris. Son produit était sophistiqué, mais sa réalisation restait empirique: le lait était chauffé dans deux cuves en cuivre étamé - il n'y avait pas d'acier inoxydable - et remué à la main à l'aide de pelles en bois. Je me souviens qu'il faisait très chaud et humide. Puis le liquide, presque bouillant, était versé dans les pots à l'aide de brocs. Sans le savoir, mon père pasteurisait le lait et stérilisait les pots! Les premiers yoghourts, vendus à l'origine dans les pharmacies, devaient être livrés dès le lendemain matin. Pour cela, mon père a eu l'idée de faire appel à des employés de la poste et des tramways.
Il avait aussi le sens du marketing...
Il a tout de suite attaché de l'importance à la présentation et fait spécialement fabriquer des pots et des couvercles en porcelaine décorée qui étaient consignés. Et puis, il a trouvé la marque. Il me surnommait alors affectueusement «Danon» - «petit Daniel» en catalan. Comme il s'agissait d'un nom propre et qu'il ne pouvait pas l'enregistrer sous cette forme, il a ajouté un «e».
Daniel Carasso est l'aîné des trois enfants d'Isaac et son seul fils. Après des études de commerce à Marseille, un stage de bactériologie à l'Institut Pasteur à Paris, et une expérience professionnelle sans lendemain, le jeune homme décide de suivre les traces de son père, mais en France. Le 6 février 1929, la Société parisienne du yoghourt Danone débute son activité dans une boutique du XVIIIe arrondissement. Et la première usine ouvre en 1932, à Levallois-Perret.
Mon rêve était de compléter l'?uvre paternelle en lui donnant une dimension plus moderne et internationale. J'avais tous les culots. Au début, j'ai même osé mettre sur mes pots une petite étiquette: «Préparé selon les prescriptions du Pr Metchnikoff, de l'Institut Pasteur»... J'étais un peu inconscient!
Très vite, vous faites appel à la pub...
Pour moi, le yoghourt devait être un aliment de santé mais aussi de plaisir, afin de toucher une plus large clientèle. Je suis donc allé voir Etienne Damour, qui dirigeait à l'époque la plus grande agence de publicité de Paris. Je n'avais pas de rendez-vous, et c'est par un coup de chance que j'ai pu lui parler. «Mon petit, m'a-t-il dit, ce n'est pas que vous n'êtes pas méritoire, mais cette maison est beaucoup trop importante pour vous.» Pour autant, il m'a recommandé à un ami, Roger-Louis Dupuy, qui m'a trouvé mon premier slogan: «Délicieux et sain, Danone est le dessert des digestions heureuses».
Vous modernisez aussi la production.
Je ne voulais plus voir, comme en Espagne, des hommes remuer des pelles pour évaporer le lait. J'ai donc expliqué mes besoins à un fabricant d'appareils de laboratoire, M. Lequeux. Pour moi, il a adapté plusieurs procédés - des pales électriques, un système de récupération de la buée... Un sous-traitant de Citroën m'a aussi conçu une machine pour laver les pots. Je crois que je devais intriguer tous ces messieurs.
Quand avez-vous commencé à innover?
J'ai lancé Dany, le premier yoghourt aromatisé aux fruits, en 1937. Contre l'avis général. Surtout, la législation d'alors interdisait d'introduire quoi que ce soit dans un produit laitier. Je suis donc allé voir les gens des fraudes, qui m'ont permis de faire un essai pendant trois mois. Et, finalement, c'est la réglementation qui a été modifiée.
La guerre contraint Daniel Carasso à se réfugier aux Etats-Unis, en novembre 1941, après avoir pris soin de placer l'entreprise entre des mains amies. A New York, il rencontre, par l'entremise de son beau-père, le Dr Herman Baruch.
C'était un homme très important. Lors d'un dîner, apprenant que je faisais des yoghourts à Paris, il m'a raconté que son père médecin lui avait toujours dit que ce produit était merveilleux pour la santé. Il s'est alors tourné vers mon beau-père et a dit: «J'aimerais faire des affaires avec ce garçon.» Son objectif était d'apprendre aux Américains à mieux se nourrir. C'est comme cela, sans un sou, que j'ai pu, avec lui et quelques autres associés, constituer, en 1942, Dannon Milk Products. J'apportais la marque, le know-how et une petite affaire en pleine déconfiture que j'avais rachetée à un couple de Grecs. En échange, j'étais nommé président et je recevais 50% des parts. C'est également sur sa recommandation que j'ai pu rencontrer le grand designer Raymond Loewy. «Danone, le nom ne va pas, m'a-t-il expliqué. Les Américains vont prononcer «Dénoni».» Sur une grande feuille de papier, il a alors écrit «Dannon» en appuyant sur le «a» et en supprimant le «e». Puis il m'a dessiné un logo en ajoutant «real yoghurt». Il ne m'a pas demandé un cent!
Les choses sont plus compliquées avec les syndicats...
Je parlais encore mal l'anglais. Mon avocat me conseillait de ne pas négocier directement. Moi, je pensais malgré tout qu'il fallait que je rencontre personnellement le délégué. Il s'appelait Max Sweeny. C'était un Irlandais, costaud, qui représentait le Syndicat des transporteurs. Il ne voulait pas entrer dans mon bureau de crainte qu'on l'accuse de collusion. Il m'a présenté un contrat, calqué sur les salaires de la profession. Ce projet était insupportable pour ma jeune entreprise et je lui ai dit: «Je veux bien porter l'uniforme, mais à condition que vous me le fassiez sur mesure.» On a eu de longues discussions et on a fini par trouver un terrain d'entente.
De retour en France, Daniel Carasso va bénéficier de l'élévation du niveau de vie. Durant les Trente Glorieuses, Danone multiplie les innovations et change de dimension. Cette rapide expansion pose vite des problèmes logistiques.
J'avais toujours pensé, jusque-là, que je devais contrôler la distribution sans faire appel à des intermédiaires. Danone était un enfant qui devait être choyé par sa mère et non par une nurse. Mais, face à la demande croissante, il fallait s'organiser autrement. C'est pour cela, dans les années 1950, que nous avons noué des accords avec le groupe Gervais, dont les produits étaient complémentaires des nôtres, et créé des centres de distribution communs. Ce partenariat nous a conduits, au printemps 1967, à fusionner. Notre objectif avec Jacques Corbière [président de Gervais] était alors, aussi, de nous diversifier dans l'alimentaire, et nous avons commencé à racheter, dans les pâtes, la société Milliat Frères puis le leader, Panzani, et, dans les conserves, les marques Petitjean et Lhuissier.
Au tournant des années 1970, Gervais Danone est déjà la première affaire française de produits laitiers. Mais la concurrence s'internationalise. De son côté, Antoine Riboud, qui dirige le groupe verrier BSN, cherche à renforcer sa nouvelle branche alimentaire.
J'ai rencontré Antoine Riboud en 1972, à Fontainebleau, lors d'un conseil du Cedep, qui était un organisme de perfectionnement des cadres. J'avais entendu parler de lui à l'occasion de la tentative d'OPA de BSN sur Saint-Gobain. Le courant est tout de suite passé entre nous. Comme moi, Antoine avait envie de faire de Danone une marque consommée dans le monde entier. Nous avons fini par fusionner nos sociétés en 1973. C'est l'une de nos meilleures décisions. En trente ans, les Riboud ont bâti l'un des premiers groupes alimentaires mondiaux.
Aujourd'hui, il se consomme chaque jour dans le monde quelque 80 millions de pots de Danone. Antoine Riboud est décédé le 5 mai 2002, six ans après avoir installé son fils, Franck, aux commandes. Si Danone devait demain faire l'objet d'une OPA, comment réagiriez-vous?
Je me réjouis, d'abord, qu'après tant d'années Danone soit si courtisé! Mais un tel événement m'affecterait, bien sûr. Cela étant, j'ai confiance en Franck pour garder le groupe indépendant. Il en a les atouts.
lexpress
Daniel Carasso, fils du fondateur de Danone, est mort ce dimanche à l'âge de 103 ans. Il y a cinq ans, Burno Abescat l'avait rencontré pour un grand entretien. Voici les paroles de cet «acteur clef», selon le mot de Félix Torres et Pierre Labasse, de l'histoire de la firme alimentaire. Cet Espagnol polyglotte avait accepté de recevoir en exclusivité L'Express à Barcelone, où il résidait - là même où son père, Isaac, avait lancé Danone en 1919 - et de raconter les origines de ce qui est devenu l'une des premières marques alimentaires du monde
Comment votre père a-t-il eu l'idée de faire des yoghourts?
Comme tous les juifs d'Espagne, ma famille a été expulsée en 1492. Elle s'est installée à Salonique, alors dans l'Empire turc, où elle a vécu quatre siècles en gardant la nationalité espagnole. Mon père, Isaac, y est né. Lorsqu'il est rentré à Barcelone, en 1912, il a d'abord repris son métier de négociant en huile d'olive. Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale qu'il s'est lancé dans la fabrication de yoghourts. A Salonique, c'était un produit courant que les commerçants vendaient au kilo dans les rues et dont mon père connaissait les vertus. Mais, pour lui, cette activité ne devait être qu'un hobby!
Quand commence l'histoire de Danone?
En 1919, calle Los Angeles, près des Ramblas, dans un petit atelier au rez-de-chaussée d'une maison dont nous occupions le dernier étage. Mon père a commencé seul, avec un neveu et deux employés. Mais c'était un esprit ouvert, curieux des progrès scientifiques. Sur les conseils de médecins, il a introduit dans ses yoghourts des ferments lactiques qu'il faisait venir de l'Institut Pasteur, à Paris. Son produit était sophistiqué, mais sa réalisation restait empirique: le lait était chauffé dans deux cuves en cuivre étamé - il n'y avait pas d'acier inoxydable - et remué à la main à l'aide de pelles en bois. Je me souviens qu'il faisait très chaud et humide. Puis le liquide, presque bouillant, était versé dans les pots à l'aide de brocs. Sans le savoir, mon père pasteurisait le lait et stérilisait les pots! Les premiers yoghourts, vendus à l'origine dans les pharmacies, devaient être livrés dès le lendemain matin. Pour cela, mon père a eu l'idée de faire appel à des employés de la poste et des tramways.
Il avait aussi le sens du marketing...
Il a tout de suite attaché de l'importance à la présentation et fait spécialement fabriquer des pots et des couvercles en porcelaine décorée qui étaient consignés. Et puis, il a trouvé la marque. Il me surnommait alors affectueusement «Danon» - «petit Daniel» en catalan. Comme il s'agissait d'un nom propre et qu'il ne pouvait pas l'enregistrer sous cette forme, il a ajouté un «e».
Daniel Carasso est l'aîné des trois enfants d'Isaac et son seul fils. Après des études de commerce à Marseille, un stage de bactériologie à l'Institut Pasteur à Paris, et une expérience professionnelle sans lendemain, le jeune homme décide de suivre les traces de son père, mais en France. Le 6 février 1929, la Société parisienne du yoghourt Danone débute son activité dans une boutique du XVIIIe arrondissement. Et la première usine ouvre en 1932, à Levallois-Perret.
Mon rêve était de compléter l'?uvre paternelle en lui donnant une dimension plus moderne et internationale. J'avais tous les culots. Au début, j'ai même osé mettre sur mes pots une petite étiquette: «Préparé selon les prescriptions du Pr Metchnikoff, de l'Institut Pasteur»... J'étais un peu inconscient!
Très vite, vous faites appel à la pub...
Pour moi, le yoghourt devait être un aliment de santé mais aussi de plaisir, afin de toucher une plus large clientèle. Je suis donc allé voir Etienne Damour, qui dirigeait à l'époque la plus grande agence de publicité de Paris. Je n'avais pas de rendez-vous, et c'est par un coup de chance que j'ai pu lui parler. «Mon petit, m'a-t-il dit, ce n'est pas que vous n'êtes pas méritoire, mais cette maison est beaucoup trop importante pour vous.» Pour autant, il m'a recommandé à un ami, Roger-Louis Dupuy, qui m'a trouvé mon premier slogan: «Délicieux et sain, Danone est le dessert des digestions heureuses».
Vous modernisez aussi la production.
Je ne voulais plus voir, comme en Espagne, des hommes remuer des pelles pour évaporer le lait. J'ai donc expliqué mes besoins à un fabricant d'appareils de laboratoire, M. Lequeux. Pour moi, il a adapté plusieurs procédés - des pales électriques, un système de récupération de la buée... Un sous-traitant de Citroën m'a aussi conçu une machine pour laver les pots. Je crois que je devais intriguer tous ces messieurs.
Quand avez-vous commencé à innover?
J'ai lancé Dany, le premier yoghourt aromatisé aux fruits, en 1937. Contre l'avis général. Surtout, la législation d'alors interdisait d'introduire quoi que ce soit dans un produit laitier. Je suis donc allé voir les gens des fraudes, qui m'ont permis de faire un essai pendant trois mois. Et, finalement, c'est la réglementation qui a été modifiée.
La guerre contraint Daniel Carasso à se réfugier aux Etats-Unis, en novembre 1941, après avoir pris soin de placer l'entreprise entre des mains amies. A New York, il rencontre, par l'entremise de son beau-père, le Dr Herman Baruch.
C'était un homme très important. Lors d'un dîner, apprenant que je faisais des yoghourts à Paris, il m'a raconté que son père médecin lui avait toujours dit que ce produit était merveilleux pour la santé. Il s'est alors tourné vers mon beau-père et a dit: «J'aimerais faire des affaires avec ce garçon.» Son objectif était d'apprendre aux Américains à mieux se nourrir. C'est comme cela, sans un sou, que j'ai pu, avec lui et quelques autres associés, constituer, en 1942, Dannon Milk Products. J'apportais la marque, le know-how et une petite affaire en pleine déconfiture que j'avais rachetée à un couple de Grecs. En échange, j'étais nommé président et je recevais 50% des parts. C'est également sur sa recommandation que j'ai pu rencontrer le grand designer Raymond Loewy. «Danone, le nom ne va pas, m'a-t-il expliqué. Les Américains vont prononcer «Dénoni».» Sur une grande feuille de papier, il a alors écrit «Dannon» en appuyant sur le «a» et en supprimant le «e». Puis il m'a dessiné un logo en ajoutant «real yoghurt». Il ne m'a pas demandé un cent!
Les choses sont plus compliquées avec les syndicats...
Je parlais encore mal l'anglais. Mon avocat me conseillait de ne pas négocier directement. Moi, je pensais malgré tout qu'il fallait que je rencontre personnellement le délégué. Il s'appelait Max Sweeny. C'était un Irlandais, costaud, qui représentait le Syndicat des transporteurs. Il ne voulait pas entrer dans mon bureau de crainte qu'on l'accuse de collusion. Il m'a présenté un contrat, calqué sur les salaires de la profession. Ce projet était insupportable pour ma jeune entreprise et je lui ai dit: «Je veux bien porter l'uniforme, mais à condition que vous me le fassiez sur mesure.» On a eu de longues discussions et on a fini par trouver un terrain d'entente.
De retour en France, Daniel Carasso va bénéficier de l'élévation du niveau de vie. Durant les Trente Glorieuses, Danone multiplie les innovations et change de dimension. Cette rapide expansion pose vite des problèmes logistiques.
J'avais toujours pensé, jusque-là, que je devais contrôler la distribution sans faire appel à des intermédiaires. Danone était un enfant qui devait être choyé par sa mère et non par une nurse. Mais, face à la demande croissante, il fallait s'organiser autrement. C'est pour cela, dans les années 1950, que nous avons noué des accords avec le groupe Gervais, dont les produits étaient complémentaires des nôtres, et créé des centres de distribution communs. Ce partenariat nous a conduits, au printemps 1967, à fusionner. Notre objectif avec Jacques Corbière [président de Gervais] était alors, aussi, de nous diversifier dans l'alimentaire, et nous avons commencé à racheter, dans les pâtes, la société Milliat Frères puis le leader, Panzani, et, dans les conserves, les marques Petitjean et Lhuissier.
Au tournant des années 1970, Gervais Danone est déjà la première affaire française de produits laitiers. Mais la concurrence s'internationalise. De son côté, Antoine Riboud, qui dirige le groupe verrier BSN, cherche à renforcer sa nouvelle branche alimentaire.
J'ai rencontré Antoine Riboud en 1972, à Fontainebleau, lors d'un conseil du Cedep, qui était un organisme de perfectionnement des cadres. J'avais entendu parler de lui à l'occasion de la tentative d'OPA de BSN sur Saint-Gobain. Le courant est tout de suite passé entre nous. Comme moi, Antoine avait envie de faire de Danone une marque consommée dans le monde entier. Nous avons fini par fusionner nos sociétés en 1973. C'est l'une de nos meilleures décisions. En trente ans, les Riboud ont bâti l'un des premiers groupes alimentaires mondiaux.
Aujourd'hui, il se consomme chaque jour dans le monde quelque 80 millions de pots de Danone. Antoine Riboud est décédé le 5 mai 2002, six ans après avoir installé son fils, Franck, aux commandes. Si Danone devait demain faire l'objet d'une OPA, comment réagiriez-vous?
Je me réjouis, d'abord, qu'après tant d'années Danone soit si courtisé! Mais un tel événement m'affecterait, bien sûr. Cela étant, j'ai confiance en Franck pour garder le groupe indépendant. Il en a les atouts.
lexpress
Shai Agassi (Israel)
Le Time Magazine a publié jeudi sa liste des 100 personnes les plus influentes de l’année 2009
Selon Guysen : “Deux Israéliens y figurent cette année : le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le leader de la high-tech israélienne Shaï Agassi. Avigdor Lieberman apparaît dans la catégorie “Leaders et révolutionnaires” et Shaï Agassi a été nommé dans la catégorie scientifiques et penseurs. En 2008, Tsipi Livni était la seule figure israélienne à faire partie de la liste”.—
ISRAELVALLEY PLUS
UN ARTICLE PUBLIE L’AN DERNIER DANS ISRAELVALLEY
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet israélien de voiture électrique, associant la start-up de Shaï Agassi et l’alliance Renault-Nissan, ne laisse pas indifférent.
Dimanche 11 mai, les instigateurs de « Project Better Place » l’ont illustré à Tel-Aviv, à l’occasion d’un premier rapport d’étape, couplé d’un essai du prototype.
« Nous avons été submergés de demandes. Pas moins de trente pays se sont déclarés intéressés par notre concept depuis son lancement officiel à la fin du mois de janvier dernier», a affirmé l’entrepreneur israélien Shaï Agassi. Nous avons dû même mettre en ligne en anglais la législation israélienne dans le domaine de la taxation automobile ! ».
Le Danemark a été le premier à s’inscrire sur la liste des intéressés, sa compagnie Dong Energie (spécialisée dans l’énergie éolienne) ayant signé une lettre d’intention pour adopter la solution globale de « Project Better Place ».
Une adhésion d’autant plus flatteuse que le Danemark fait partie des pays les plus en pointe dans le domaine des énergies alternatives. Mais la direction de la start-up n’exclut pas d’annoncer d’autres protocoles avant la mise en place en Israël des premiers réseaux électriques en 2010.
Selon le journal économique israélien « Globes » de ce jour, Shai Agassi serait en pourparlers avec un état du Golfe Persique, désireux de décliner la formule dans l’énergie solaire…
Pour l’enfant prodige de la « high tech » israélienne, passé par les rangs de SAP, et qui partage son temps entre son pays d’origine et la Sillicon Valley, une chose est claire : le projet voiture électrique va changer l’image de l’Etat Hébreu.
« Depuis le lancement de Sussita (ndlr : la voiture israélienne best seller des années 60), rien ne s’était passé dans le domaine automobile dans notre pays !
Avec ce projet calqué sur celui de la téléphonie mobile, j’espère bâtir non pas un mais plusieurs Nokia en Israël », a poursuivi Shaï Agassi, pour qui Renault-Nissan devra injecter « entre 500 millions et 1 milliard de dollars » dans le programme.
A ses yeux, la création de cette solution globale s’apparente en effet « non pas à l’établissement d’un monopole » mais à la mise en place d’un « nouveau standard » ouvert à tous.
Par ailleurs, Moshe Kaplinsky, l’ex-adjoint du chef de l’Etat-major de Tsahal, qui a pris les commandes de la start-up « Better Place Israël », a présenté les résultats d’un sondage indiquant que la plupart des Israéliens adhéraient au concept.
Selon cette étude de marché lancée auprès d’un millier de consommateurs, un Israélien sur six serait prêt à acquérir un véhicule électrique ; 46% jugent que le passage à une voiture électrique sera « facile » ; tout en se déclarant prêts à payer 10% plus cher pour un véhicule respectant l’environnement…
De son côté, Idan Ofer, CEO d’Israel Corp, qui a mis plus de 100 millions de dollars dans cette aventure, s’est félicité de la notoriété du projet, auprès des constructeurs automobiles. «
En un an, le prix du brut est passé de 80 à 120 dollars : il est clair que la Chine et l’Inde seront également amenés à adopter la voiture sans essence. A nous d’être prêts ! »—
israelvalley
le blog de shai Agassi
Selon Guysen : “Deux Israéliens y figurent cette année : le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le leader de la high-tech israélienne Shaï Agassi. Avigdor Lieberman apparaît dans la catégorie “Leaders et révolutionnaires” et Shaï Agassi a été nommé dans la catégorie scientifiques et penseurs. En 2008, Tsipi Livni était la seule figure israélienne à faire partie de la liste”.—
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet israélien de voiture électrique, associant la start-up de Shaï Agassi et l’alliance Renault-Nissan, ne laisse pas indifférent.
Dimanche 11 mai, les instigateurs de « Project Better Place » l’ont illustré à Tel-Aviv, à l’occasion d’un premier rapport d’étape, couplé d’un essai du prototype.
« Nous avons été submergés de demandes. Pas moins de trente pays se sont déclarés intéressés par notre concept depuis son lancement officiel à la fin du mois de janvier dernier», a affirmé l’entrepreneur israélien Shaï Agassi. Nous avons dû même mettre en ligne en anglais la législation israélienne dans le domaine de la taxation automobile ! ».
Le Danemark a été le premier à s’inscrire sur la liste des intéressés, sa compagnie Dong Energie (spécialisée dans l’énergie éolienne) ayant signé une lettre d’intention pour adopter la solution globale de « Project Better Place ».
Une adhésion d’autant plus flatteuse que le Danemark fait partie des pays les plus en pointe dans le domaine des énergies alternatives. Mais la direction de la start-up n’exclut pas d’annoncer d’autres protocoles avant la mise en place en Israël des premiers réseaux électriques en 2010.
Selon le journal économique israélien « Globes » de ce jour, Shai Agassi serait en pourparlers avec un état du Golfe Persique, désireux de décliner la formule dans l’énergie solaire…
Pour l’enfant prodige de la « high tech » israélienne, passé par les rangs de SAP, et qui partage son temps entre son pays d’origine et la Sillicon Valley, une chose est claire : le projet voiture électrique va changer l’image de l’Etat Hébreu.
« Depuis le lancement de Sussita (ndlr : la voiture israélienne best seller des années 60), rien ne s’était passé dans le domaine automobile dans notre pays !
Avec ce projet calqué sur celui de la téléphonie mobile, j’espère bâtir non pas un mais plusieurs Nokia en Israël », a poursuivi Shaï Agassi, pour qui Renault-Nissan devra injecter « entre 500 millions et 1 milliard de dollars » dans le programme.
A ses yeux, la création de cette solution globale s’apparente en effet « non pas à l’établissement d’un monopole » mais à la mise en place d’un « nouveau standard » ouvert à tous.
Par ailleurs, Moshe Kaplinsky, l’ex-adjoint du chef de l’Etat-major de Tsahal, qui a pris les commandes de la start-up « Better Place Israël », a présenté les résultats d’un sondage indiquant que la plupart des Israéliens adhéraient au concept.
Selon cette étude de marché lancée auprès d’un millier de consommateurs, un Israélien sur six serait prêt à acquérir un véhicule électrique ; 46% jugent que le passage à une voiture électrique sera « facile » ; tout en se déclarant prêts à payer 10% plus cher pour un véhicule respectant l’environnement…
De son côté, Idan Ofer, CEO d’Israel Corp, qui a mis plus de 100 millions de dollars dans cette aventure, s’est félicité de la notoriété du projet, auprès des constructeurs automobiles. «
En un an, le prix du brut est passé de 80 à 120 dollars : il est clair que la Chine et l’Inde seront également amenés à adopter la voiture sans essence. A nous d’être prêts ! »—
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le blog de shai Agassi
Raphaël Haddad (France)
Durban II
Raphaël Haddad: «J’avais des nez plein les poches»
A la tête d’une association juive, Raphaël Haddad a lancé son nez de clown sur Ahmadinejad pour dénoncer une mascarade.
Renaud Michiels - le 22 avril 2009
Le Matin
La scène a déjà fait le tour du monde. Plusieurs fois. Lundi, lors de la conférence de l’ONU sur le racisme, à Genève, trois clowns ont perturbé le discours haineux de Mahmoud Ahmadinejad. Deux, sur les balcons, hurlaient «raciste» et «honte». Le dernier, dans la salle principale, face au président iranien, lui a balancé un nez rouge à la figure.
«Je l’ai raté»
«Je l’ai raté, soupire Raphaël Haddad. Puis je n’ai eu que 3-4 secondes avant que les gardes interviennent.» Le Parisien de 24 ans n’a donc pas eu le temps de puiser dans ses munitions pour un second essai. «J’avais encore des nez plein les poches», sourit-il. Titulaire d’un master de conseil en stratégie d’entreprise, l’auteur de l’attentat clownesque est aussi président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). «Nous étions en fait en tout dix membres», raconte-t-il.
Pourquoi se grimer en clown? «On martèle depuis des mois qu’un sommet contre le racisme dirigé par la Libye de Kadhafi ne peut être que grotesque. Le noble combat de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme est complètement dévoyé. On voulait dénoncer le ridicule du sommet, montrer la bouffonnerie de ce cirque.» L’idée des clowns était née.
Pour le reste, à en croire Raphaël, rien de plus facile que d’entrer à l’ONU pour s’en prendre symboliquement à un président. «En tant qu’ONG, on était accrédités. Ma perruque était dans ma sacoche, et ça ne sonne pas au détecteur de métaux… Nous sommes entrés tranquillement mais nous étions à l’étage. Le plus compliqué semblait de pénétrer dans la salle du bas, qui nous était interdite. J’y suis allé au culot. J’ai simplement franchi la porte d’entrée avec naturel et personne ne m’a rien demandé.»
Le clown récidive
Il a ensuite attendu le bon moment. «Je ne me sentais pas en danger. Je pensais qu’en clown, je n’aurais pas l’air bien menaçant… L’idée restait de répondre aux agressions du président iranien par le grotesque.» La cible sera manquée, mais l’effet médiatique énorme. Puis les trois gardes ont viré – «gentiment», souligne-t-il – Raphaël de la salle tandis qu’il clamait qu’un «raciste ne peut combattre le racisme». Un minibus l’a ensuite mené aux portes de l’ONU avec ses deux compères clowns.
Et après, au trou? Interrogatoire musclé? «Rien de tout ça. On nous a posé trois petites questions, on nous a enlevé nos badges. C’est tout.»
L’UEJF, précise-t-il, n’est pas coutumière des coups d’éclat: l’association mène surtout des actions de prévention de l’antisémitisme. Mais Raphaël Haddad a peut-être pris goût au spectaculaire. Loin d’avoir filé à Paris, il a rameuté hier une soixantaine d’autres membres. «On est rentrés, on a distribué des nez rouges. Et on s’est tous fait virer.»
lematin
Raphaël Haddad: «J’avais des nez plein les poches»
A la tête d’une association juive, Raphaël Haddad a lancé son nez de clown sur Ahmadinejad pour dénoncer une mascarade.
Renaud Michiels - le 22 avril 2009
Le Matin
La scène a déjà fait le tour du monde. Plusieurs fois. Lundi, lors de la conférence de l’ONU sur le racisme, à Genève, trois clowns ont perturbé le discours haineux de Mahmoud Ahmadinejad. Deux, sur les balcons, hurlaient «raciste» et «honte». Le dernier, dans la salle principale, face au président iranien, lui a balancé un nez rouge à la figure.
«Je l’ai raté»
«Je l’ai raté, soupire Raphaël Haddad. Puis je n’ai eu que 3-4 secondes avant que les gardes interviennent.» Le Parisien de 24 ans n’a donc pas eu le temps de puiser dans ses munitions pour un second essai. «J’avais encore des nez plein les poches», sourit-il. Titulaire d’un master de conseil en stratégie d’entreprise, l’auteur de l’attentat clownesque est aussi président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). «Nous étions en fait en tout dix membres», raconte-t-il.
Pourquoi se grimer en clown? «On martèle depuis des mois qu’un sommet contre le racisme dirigé par la Libye de Kadhafi ne peut être que grotesque. Le noble combat de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme est complètement dévoyé. On voulait dénoncer le ridicule du sommet, montrer la bouffonnerie de ce cirque.» L’idée des clowns était née.
Pour le reste, à en croire Raphaël, rien de plus facile que d’entrer à l’ONU pour s’en prendre symboliquement à un président. «En tant qu’ONG, on était accrédités. Ma perruque était dans ma sacoche, et ça ne sonne pas au détecteur de métaux… Nous sommes entrés tranquillement mais nous étions à l’étage. Le plus compliqué semblait de pénétrer dans la salle du bas, qui nous était interdite. J’y suis allé au culot. J’ai simplement franchi la porte d’entrée avec naturel et personne ne m’a rien demandé.»
Le clown récidive
Il a ensuite attendu le bon moment. «Je ne me sentais pas en danger. Je pensais qu’en clown, je n’aurais pas l’air bien menaçant… L’idée restait de répondre aux agressions du président iranien par le grotesque.» La cible sera manquée, mais l’effet médiatique énorme. Puis les trois gardes ont viré – «gentiment», souligne-t-il – Raphaël de la salle tandis qu’il clamait qu’un «raciste ne peut combattre le racisme». Un minibus l’a ensuite mené aux portes de l’ONU avec ses deux compères clowns.
Et après, au trou? Interrogatoire musclé? «Rien de tout ça. On nous a posé trois petites questions, on nous a enlevé nos badges. C’est tout.»
L’UEJF, précise-t-il, n’est pas coutumière des coups d’éclat: l’association mène surtout des actions de prévention de l’antisémitisme. Mais Raphaël Haddad a peut-être pris goût au spectaculaire. Loin d’avoir filé à Paris, il a rameuté hier une soixantaine d’autres membres. «On est rentrés, on a distribué des nez rouges. Et on s’est tous fait virer.»
lematin
Ronald Levy (USA)
Un professeur américain devient le premier Juif à gagner le 'Prix Nobel arabe', prix international de médecine. Ronald Levy, qui dirige le département d'oncologie à l'université de Stanford, a déclaré au quotidien Haaretz qu'en tant que juif américain marié à une Israélienne, il ne pensait jamais pouvoir gagner le concours financé par l'Arabie Saoudite.
Le développement d'un médicament qui a révolutionné le traitement de nombreux types de cancer a valu à son inventeur, Ronald Levy, MD, 2009 King Faisal International Prize in Medicine.
Plus de 30 ans, Levy, maintenant chef de la division d'oncologie à la Stanford University School of Medicine, a entrepris un programme de recherche qui exploite le pouvoir de l'organisme de son propre système immunitaire à combattre le cancer. Lévy a développé la notion que le médicament fait à partir d'un produit naturellement une protéine sanguine appelée anticorps peut être une machine de lutte contre le cancer.
Le 29 Mars, Levy, qui détient le Robert K. et Helen K. Summy professeur à Stanford, seront honorés pour cette découverte séminale de redevances par l'Arabie saoudite, qui présentera Levy avec son plus prestigieux prix international à ce jour.
Rituxan, de la drogue à l'issue de travaux de Levy, a été approuvé par la Food and Drug Administration en 1997, ce qui en fait le premier anticorps pour le traitement du cancer. "Maintenant, il est recommandé pour le traitement du lymphome de presque tous les patients, et plus de 1 million de personnes ont été traitées avec jusqu'à présent", at-il dit.
Selon Levy, lorsqu'il est combiné avec d'autres médicaments et la radiothérapie, Rituxan est réussi à réduire la taille de la tumeur dans la plupart des patients qui sont traités. Initialement développé pour le traitement du lymphome, un cancer du système immunitaire, cette classe de médicaments est maintenant partie de la norme de traitement pour un large éventail de cancers, y compris le cancer du sein, du côlon et des poumons. «Les anticorps monoclonaux ont transformé la façon dont est traité le cancer», a déclaré Levy, qui est un membre de la Stanford Cancer Center.
Levy rejoint le rang de l'élite de 19 Américains, qui ont reçu des Prix International Roi Fayçal en médecine car ils ont d'abord été attribué en 1982. The King Faisal Foundation, une organisation philanthropique fondée en 1976 par les huit fils de feu le roi Fayçal bin Abdulaziz Al Saud, de prix d'environ cinq prix chaque année à ceux qui font des contributions notables dans les domaines des études islamiques et de service, en langue arabe et de la littérature , de la science et la médecine.
«J'ai été nommé par le doyen de la Pizzo Faisal attribuer au moins huit ou neuf mois. Il a demandé ma permission, et j'ai dit 'OK' », a déclaré Levy, rappelant la conversation avec Philip Pizzo, MD, le doyen de la faculté de médecine. "Je ne pense pas qu'il soit très probable que je serais choisi. Au moment où j'ai découvert, ma photo est déjà sur la base du site Web. "
Levy's efforts ont porté sur le traitement des lymphomes. Former l'épine dorsale du système immunitaire sont les lymphocytes B, les globules blancs qui sonnent l'alarme en réponse à des envahisseurs étrangers. Quand un agent pathogène pénètre dans l'organisme, les lymphocytes B produisent des anticorps, des protéines qui circulent dans le sang et marque pour la destruction des agents pathogènes. Dans les lymphomes, les cellules B se multiplient de façon incontrôlée, finalement l'éviction des cellules saines.
"Dr. Ron Levy est l'un des plus remarquable et le médecin-scientifiques accomplis dans le monde », a déclaré le Pizzo. «Avec près de laser-like se concentrer, il a consacré sa carrière à démêler des moyens novateurs de traiter les lymphomes malins. Lui et ses collègues ont pratiquement transformé notre connaissance de l'immunologie tumorale et sur la biologie du cancer, et ses recherches ont abouti à des améliorations spectaculaires dans le traitement et la survie des patients atteints de lymphome ».
Rituxan cible une protéine, appelée CD20, retrouvée sur la surface des cellules B normales et présentes dans de nombreuses tumeurs de lymphome. La prévalence de la drogue CD20 rend relativement économique: il n'est pas nécessaire pour concocter un anticorps sur mesure pour chaque patient. Bien que les objectifs de Rituxan normal des lymphocytes B en plus des cellules tumorales, il provoque moins d'effets secondaires que les traitements contre le cancer. Étonnamment, les résultats de la drogue en des dommages permanents au système immunitaire.
Deux scientifiques travaillant en Angleterre, a ouvert la voie pour le traitement du cancer Levy succès. En 1975, Georges Koehler, Ph.D., et Cesar Milstein, Ph.D., a créé ce qu'on appelle les hybridomes. «Ils ont collé des anticorps anti-cellules avec des cellules cancéreuses à produire des hybridomes, qui vit toujours et a fourni un approvisionnement permanent des anticorps monoclonaux, a déclaré M. Levy.
Hybridomas pourraient être utilisés pour produire de très spécifique des anticorps qui pourraient cibler un marqueur particulier, comme une protéine qui est présente uniquement sur les cellules cancéreuses. "Avec cette découverte, je me suis rendu compte il y avait un potentiel d'usages thérapeutiques. J'ai décidé d'utiliser cette approche contre les cellules cancéreuses, et elle a effectivement travaillé, "a déclaré Levy. En collaboration avec Richard Miller, MD, puis un autre en oncologie et en maintenant un professeur adjoint de clinique en oncologie à l'université de Stanford, et David Maloney, MD, PhD, un étudiant en médecine de Stanford, et maintenant professeur d'oncologie à l'Université de Washington, Levy injecté anticorps monoclonaux à partir de l'hybridome de souris en cellules humains, et les anticorps monoclonaux éliminer les cellules cancéreuses, mais pas les cellules normales.
En 1981, Levy et son équipe ont guéri leur premier patient, et quatre ans plus tard, ils ont lancé une entreprise, appelée IDEC Pharmaceuticals, d'abord à créer des anticorps pour chaque patient. L'équipe a rapidement réalisé que la personnalisation des anticorps monoclonaux pour chaque patient est techniquement trop difficile, lent et coûteux. C'est quand ils ont commencé à travailler sur ce qui est devenu Rituxan.
Pour célébrer la réalisation de ses recherches, Levy sera Voyage à Riyad pour recevoir un certificat écrit en calligraphie arabe décrire son travail, une montre commémorative de 24 carats, 200 grammes d'or médaillon et 200000 $. Dans son discours, il va raconter la nature de son travail et son impact. Il a également souligner que le cancer est un problème universel, et la solution traverse les frontières culturelles, nationales, ethniques et religieuses. "Le problème du cancer n'a pas été résolu. Cela exigera beaucoup plus de travail impliquant des collaborations internationales, "a déclaré Levy.
Bien que Levy a reçu de nombreux honneurs et distinctions, d'être un membre de l'Académie nationale des sciences de recevoir la Médaille d'Honneur de l'American Cancer Society, il a reconnu le caractère unique de la Faisal prix. "Il transcende au-delà de la science et la médecine seul. Il a un aspect inter-culturel, et offre une occasion d'avoir un impact au-delà de la science. "
Levy actuels de la recherche se concentre sur le développement de vaccins pour traiter le cancer. "Un vaccin enseigner le système immunitaire afin de lancer sa propre bataille contre le cancer. L'avantage de ce vaccin est que vous n'avez à administrer une fois, et il comprend un mélange complexe qui va déclencher une réponse multiforme à la fois », dit-il.
"Nous ne sommes pas, autant que nous le souhaiterions, nous avons beaucoup à faire", at-il dit. "Le système immunitaire est très puissant, et je tiens à tirer encore plus de pouvoir de celui-ci. Mais c'est une seule approche. Je tiens à le combiner avec d'autres approches, certains encore à découvrir, c'est la partie intéressante. "
Stanford University Medical Center intègre la recherche, l'enseignement de la médecine et les soins aux patients dans les trois institutions - Stanford University School of Medicine, Stanford Hospital & Clinics et de Lucile Packard Children's Hospital de Stanford. Pour de plus amples renseignements, s'il vous plaît visitez le site Web du centre médical de l'Office de la Communication et affaires publiques
Le développement d'un médicament qui a révolutionné le traitement de nombreux types de cancer a valu à son inventeur, Ronald Levy, MD, 2009 King Faisal International Prize in Medicine.
Plus de 30 ans, Levy, maintenant chef de la division d'oncologie à la Stanford University School of Medicine, a entrepris un programme de recherche qui exploite le pouvoir de l'organisme de son propre système immunitaire à combattre le cancer. Lévy a développé la notion que le médicament fait à partir d'un produit naturellement une protéine sanguine appelée anticorps peut être une machine de lutte contre le cancer.
Le 29 Mars, Levy, qui détient le Robert K. et Helen K. Summy professeur à Stanford, seront honorés pour cette découverte séminale de redevances par l'Arabie saoudite, qui présentera Levy avec son plus prestigieux prix international à ce jour.
Rituxan, de la drogue à l'issue de travaux de Levy, a été approuvé par la Food and Drug Administration en 1997, ce qui en fait le premier anticorps pour le traitement du cancer. "Maintenant, il est recommandé pour le traitement du lymphome de presque tous les patients, et plus de 1 million de personnes ont été traitées avec jusqu'à présent", at-il dit.
Selon Levy, lorsqu'il est combiné avec d'autres médicaments et la radiothérapie, Rituxan est réussi à réduire la taille de la tumeur dans la plupart des patients qui sont traités. Initialement développé pour le traitement du lymphome, un cancer du système immunitaire, cette classe de médicaments est maintenant partie de la norme de traitement pour un large éventail de cancers, y compris le cancer du sein, du côlon et des poumons. «Les anticorps monoclonaux ont transformé la façon dont est traité le cancer», a déclaré Levy, qui est un membre de la Stanford Cancer Center.
Levy rejoint le rang de l'élite de 19 Américains, qui ont reçu des Prix International Roi Fayçal en médecine car ils ont d'abord été attribué en 1982. The King Faisal Foundation, une organisation philanthropique fondée en 1976 par les huit fils de feu le roi Fayçal bin Abdulaziz Al Saud, de prix d'environ cinq prix chaque année à ceux qui font des contributions notables dans les domaines des études islamiques et de service, en langue arabe et de la littérature , de la science et la médecine.
«J'ai été nommé par le doyen de la Pizzo Faisal attribuer au moins huit ou neuf mois. Il a demandé ma permission, et j'ai dit 'OK' », a déclaré Levy, rappelant la conversation avec Philip Pizzo, MD, le doyen de la faculté de médecine. "Je ne pense pas qu'il soit très probable que je serais choisi. Au moment où j'ai découvert, ma photo est déjà sur la base du site Web. "
Levy's efforts ont porté sur le traitement des lymphomes. Former l'épine dorsale du système immunitaire sont les lymphocytes B, les globules blancs qui sonnent l'alarme en réponse à des envahisseurs étrangers. Quand un agent pathogène pénètre dans l'organisme, les lymphocytes B produisent des anticorps, des protéines qui circulent dans le sang et marque pour la destruction des agents pathogènes. Dans les lymphomes, les cellules B se multiplient de façon incontrôlée, finalement l'éviction des cellules saines.
"Dr. Ron Levy est l'un des plus remarquable et le médecin-scientifiques accomplis dans le monde », a déclaré le Pizzo. «Avec près de laser-like se concentrer, il a consacré sa carrière à démêler des moyens novateurs de traiter les lymphomes malins. Lui et ses collègues ont pratiquement transformé notre connaissance de l'immunologie tumorale et sur la biologie du cancer, et ses recherches ont abouti à des améliorations spectaculaires dans le traitement et la survie des patients atteints de lymphome ».
Rituxan cible une protéine, appelée CD20, retrouvée sur la surface des cellules B normales et présentes dans de nombreuses tumeurs de lymphome. La prévalence de la drogue CD20 rend relativement économique: il n'est pas nécessaire pour concocter un anticorps sur mesure pour chaque patient. Bien que les objectifs de Rituxan normal des lymphocytes B en plus des cellules tumorales, il provoque moins d'effets secondaires que les traitements contre le cancer. Étonnamment, les résultats de la drogue en des dommages permanents au système immunitaire.
Deux scientifiques travaillant en Angleterre, a ouvert la voie pour le traitement du cancer Levy succès. En 1975, Georges Koehler, Ph.D., et Cesar Milstein, Ph.D., a créé ce qu'on appelle les hybridomes. «Ils ont collé des anticorps anti-cellules avec des cellules cancéreuses à produire des hybridomes, qui vit toujours et a fourni un approvisionnement permanent des anticorps monoclonaux, a déclaré M. Levy.
Hybridomas pourraient être utilisés pour produire de très spécifique des anticorps qui pourraient cibler un marqueur particulier, comme une protéine qui est présente uniquement sur les cellules cancéreuses. "Avec cette découverte, je me suis rendu compte il y avait un potentiel d'usages thérapeutiques. J'ai décidé d'utiliser cette approche contre les cellules cancéreuses, et elle a effectivement travaillé, "a déclaré Levy. En collaboration avec Richard Miller, MD, puis un autre en oncologie et en maintenant un professeur adjoint de clinique en oncologie à l'université de Stanford, et David Maloney, MD, PhD, un étudiant en médecine de Stanford, et maintenant professeur d'oncologie à l'Université de Washington, Levy injecté anticorps monoclonaux à partir de l'hybridome de souris en cellules humains, et les anticorps monoclonaux éliminer les cellules cancéreuses, mais pas les cellules normales.
En 1981, Levy et son équipe ont guéri leur premier patient, et quatre ans plus tard, ils ont lancé une entreprise, appelée IDEC Pharmaceuticals, d'abord à créer des anticorps pour chaque patient. L'équipe a rapidement réalisé que la personnalisation des anticorps monoclonaux pour chaque patient est techniquement trop difficile, lent et coûteux. C'est quand ils ont commencé à travailler sur ce qui est devenu Rituxan.
Pour célébrer la réalisation de ses recherches, Levy sera Voyage à Riyad pour recevoir un certificat écrit en calligraphie arabe décrire son travail, une montre commémorative de 24 carats, 200 grammes d'or médaillon et 200000 $. Dans son discours, il va raconter la nature de son travail et son impact. Il a également souligner que le cancer est un problème universel, et la solution traverse les frontières culturelles, nationales, ethniques et religieuses. "Le problème du cancer n'a pas été résolu. Cela exigera beaucoup plus de travail impliquant des collaborations internationales, "a déclaré Levy.
Bien que Levy a reçu de nombreux honneurs et distinctions, d'être un membre de l'Académie nationale des sciences de recevoir la Médaille d'Honneur de l'American Cancer Society, il a reconnu le caractère unique de la Faisal prix. "Il transcende au-delà de la science et la médecine seul. Il a un aspect inter-culturel, et offre une occasion d'avoir un impact au-delà de la science. "
Levy actuels de la recherche se concentre sur le développement de vaccins pour traiter le cancer. "Un vaccin enseigner le système immunitaire afin de lancer sa propre bataille contre le cancer. L'avantage de ce vaccin est que vous n'avez à administrer une fois, et il comprend un mélange complexe qui va déclencher une réponse multiforme à la fois », dit-il.
"Nous ne sommes pas, autant que nous le souhaiterions, nous avons beaucoup à faire", at-il dit. "Le système immunitaire est très puissant, et je tiens à tirer encore plus de pouvoir de celui-ci. Mais c'est une seule approche. Je tiens à le combiner avec d'autres approches, certains encore à découvrir, c'est la partie intéressante. "
Stanford University Medical Center intègre la recherche, l'enseignement de la médecine et les soins aux patients dans les trois institutions - Stanford University School of Medicine, Stanford Hospital & Clinics et de Lucile Packard Children's Hospital de Stanford. Pour de plus amples renseignements, s'il vous plaît visitez le site Web du centre médical de l'Office de la Communication et affaires publiques
Maurice Druon (France)
Maurice Druon, un seigneur des lettres est mort
L'ancien secrétaire perpétuel de l'Académie française est décédé à l'âge de 90 ans. Il était l'auteur du «Chant des partisans» et de la série romanesque «Les Rois maudits».
Dans son Journal, le critique Matthieu Galey fait de Maurice Druon le portrait suivant : «Superbe, solaire, heureux et portant beau. À 37 ans, voici un homme qui a su tirer profit de sa timbale Goncourt. Un contrat mirifique lui assure 800 000 francs par mois contre un certain nombre de feuilletons historiques.»
Nous sommes en 1955. Druon est alors le roi de Paris. Il le restera longtemps : écrivain, élu à l'Académie française, homme politique (ministre et député), couvert de décorations, il fut durant un demi-siècle un authentique personnage de la vie publique française.
Élu de Paris, il avait affirmé un jour : «Je possède un tiers de l'Arc de triomphe. Impossible de sortir de l'indivision.» La formule est belle. Parlait-il du XVIIe arrondissement, dont il fut le député (et qui partage l'Étoile avec le VIIIe et le XVIe) ou de lui-même ? Car Maurice Druon était amateur de capes et d'épées, de grande histoire, de personnages picaresques. Volontiers théâtral, portant canne et chapeau, il s'honorait d'une généalogie complexe et prestigieuse, posée sur plusieurs continents. Arrière-petit-neveu du poète Charles Cros, et surtout propre neveu de Joseph Kessel et pour mieux dire son fils spirituel, il avait rejoint à Londres en 1942 le général de Gaulle, un homme à sa mesure dont il fit un jour la description suivante : «Haut, droit, dans son uniforme et les leggings, il m'apparut comme un chevalier du Moyen Âge, majestueux et déterminé .»
Il y avait chez lui du capteur de gloire comme il y a des capteurs solaires. Il était revenu de la Deuxième Guerre mondiale auréolé d'un prestige aux rayons multiples : en 1939, il avait adressé au directeur de France Soir, Pierre Lazareff, un article intitulé «J'ai vingt ans et je pars». Et il tint parole. Quelques mois plus tard, il était sur la Loire aux côtés des cadets de Saumur et chargea l'ennemi avec une authentique bravoure. Replié avec sa troupe du côté de Bordeaux, il campa dans une propriété ; chez Montaigne, assurait-il, dont il put contempler à loisir la fameuse tour, pendant que la République s'écroulait. Il vécut ainsi la débâcle la plus littéraire qui soit.
Druon était ainsi, à la fois dans l'action et dans la représentation. En 1943, se trouvant à Londres avec son oncle prestigieux Jeff Kessel (Druon est le patronyme de son père adoptif), il composa un hymne, le «Chant des partisans», qui devient dans la Résistance un chant de marche, d'espoir et de bravade. «Ami, entends-tu». Une Marseillaise FFL. Ce refrain, composé par Anne Marly, mit le feu aux maquis, galvanisa les énergies
À partir de 1944, on retrouva Druon en Alsace et en Allemagne comme correspondant de guerre. Il écrivit La Dernière Brigade, inspiré par son expérience d'officier de cavalerie.
Le triomphe des «Rois maudits»
En 1948, son roman Les Grandes Familles fut couronné par le prix Goncourt. Maurice Druon devint alors une figure de premier plan de la scène intellectuelle et publique française, qu'il ne quittera jamais plus. Son atelier littéraire, dirigé par Edmonde Charles-Roux et qui utilisait le talent de fines plumes, telles celles de Matthieu Galey ou Pierre de Lacretelle, faisait peut-être sourire les bas-bleus mais rencontra un succès jamais vu depuis Alexandre Dumas. Les Rois maudits fit un triomphe et la fortune de leur auteur. Druon fut plébiscité par des millions de lecteurs. Écoutons une nouvelle fois Galey, aux premières loges pour observer le phénomène : «Entre un appel de son éditeur anglais, les confidences interminables d'une comtesse italienne - une emmerderesse me chuchote-t-il en couvrant l'appareil de sa main gauche -, les questions d'un journaliste de la radio et le rituel coup de fil chez Del Duca pour savoir où en sont les ventes aujourd'hui, J'ai vite compris que sa vie était un enfer, qu'il n'avait jamais une minute à lui, qu'il faudrait trois secrétaires au lieu de deux.»
Son œuvre est abondante, diverse. On y trouve du roman, du théâtre (il fut représenté au Français), de l'essai politique, de la biographie (Alexandre le Grand), des Mémoires. Et même du conte pour enfants : Tistou les pouces verts. Il était disert, brillant, inattendu. Galey raconte qu'il tenait à ce qu'un des épisodes des Rois maudits se passât à Avignon l'été 1327 pour la seule raison que c'est l'année où Laure a rencontré Pétrarque. Pareil détail signe un auteur.
Le mot qui résume Maurice Druon, par quelque sens qu'on le prenne, c'est l'engagement : engagement militaire quand le sort du pays le requérait, engagement politique, au service de ses idées. Cela passa, puisque tel était son tempérament, par de jolies passes d'armes, par voie de presse le plus souvent. Nommé par Pierre Messmer ministre des Affaires culturelles en 1973, il se singularisa par de courageuses prises de position contre les abus du monde culturel. Une de ses déclarations est restée célèbre : «Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l'autre devront choisir. » Il devint la bête noire de toute une profession (on ne parlait pas encore à l'époque d'intermittents du spectacle). Les conformistes l'exécraient. Il n'en avait cure, jouant volontiers les provocateurs mais s'élevant également avec vigueur contre la féminisation abusive des titres, et plus largement contre l'appauvrissement de la langue française. Il prit mille fois part au débat public, et souvent de façon tonitruante, d'une voix de bronze, au risque de se laisser enfermer dans la caricature.
«Le Malraux de Pompidou»
Ses combats et l'âme qui les menait valaient mieux que cela. Paul Morand note dans son journal : «À l'Académie, Druon, mon voisin, et moi batifolions sur les verbes “délasser” et “délacer” ; aujourd'hui, il se réveille ministre de la Culture. C'est le Malraux de Pompidou.» On ne saurait mieux décrire la formidable énergie qui animait le personnage.
Le Figaro lui ouvrit souvent ses portes pour y accueillir ses chroniques sur le bon français, quelque tribune pour fustiger l'usage approximatif de la langue par un ministre, quelque opinion sur les sondages ou la réforme des institutions. On lui prête un mot malheureux à l'annonce de la candidature de Marguerite Yourcenar à l'Académie française en 1980, qui annonçait l'ouverture de l'institution aux femmes : «D'ici peu vous aurez quarante bonnes femmes qui tricoteront pendant les séances du dictionnaire.» Il affectionnait volontiers le rôle de gardien du Temple, que ce soit celui du gaullisme, de la France ou de l'Académie.
Ses dernières charges firent quelque bruit. Toujours l'Académie : en 2003, par une vigoureuse tribune dans Le Figaro Littéraire, il s'éleva contre l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, vidant ainsi une querelle vieille de trente ans, lorsque VGE obtint le soutien de Jacques Chirac, affaiblissant ainsi le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Plus tard, Druon s'en prit encore à François Bayrou, s'attirant de la part de ce dernier une magnifique réplique, cinglante et enlevée, l'un et l'autre prouvant que la polémique permet souvent de donner le meilleur de soi-même. Il n'y a pas de grands hommes, il n'y a que de grandes querelles, n'est-ce pas ?
Maurice Druon avait été élu en 1966 à l'Académie française au fauteuil de Georges Duhamel. Il servit cette institution, dont il fut, durant plus de dix ans, le secrétaire perpétuel. Sa carrière exceptionnelle dissimulait une blessure, et sous l'abondance de titres et de reconnaissances qui définit sa vie, on trouvait le désir ardent de recouvrir la dépouille tragique de son père Lazare Kessel (tragiquement disparu à sa naissance) d'un linceul d'honneurs et de respectabilité.
le figaro
L'ancien secrétaire perpétuel de l'Académie française est décédé à l'âge de 90 ans. Il était l'auteur du «Chant des partisans» et de la série romanesque «Les Rois maudits».
Dans son Journal, le critique Matthieu Galey fait de Maurice Druon le portrait suivant : «Superbe, solaire, heureux et portant beau. À 37 ans, voici un homme qui a su tirer profit de sa timbale Goncourt. Un contrat mirifique lui assure 800 000 francs par mois contre un certain nombre de feuilletons historiques.»
Nous sommes en 1955. Druon est alors le roi de Paris. Il le restera longtemps : écrivain, élu à l'Académie française, homme politique (ministre et député), couvert de décorations, il fut durant un demi-siècle un authentique personnage de la vie publique française.
Élu de Paris, il avait affirmé un jour : «Je possède un tiers de l'Arc de triomphe. Impossible de sortir de l'indivision.» La formule est belle. Parlait-il du XVIIe arrondissement, dont il fut le député (et qui partage l'Étoile avec le VIIIe et le XVIe) ou de lui-même ? Car Maurice Druon était amateur de capes et d'épées, de grande histoire, de personnages picaresques. Volontiers théâtral, portant canne et chapeau, il s'honorait d'une généalogie complexe et prestigieuse, posée sur plusieurs continents. Arrière-petit-neveu du poète Charles Cros, et surtout propre neveu de Joseph Kessel et pour mieux dire son fils spirituel, il avait rejoint à Londres en 1942 le général de Gaulle, un homme à sa mesure dont il fit un jour la description suivante : «Haut, droit, dans son uniforme et les leggings, il m'apparut comme un chevalier du Moyen Âge, majestueux et déterminé .»
Il y avait chez lui du capteur de gloire comme il y a des capteurs solaires. Il était revenu de la Deuxième Guerre mondiale auréolé d'un prestige aux rayons multiples : en 1939, il avait adressé au directeur de France Soir, Pierre Lazareff, un article intitulé «J'ai vingt ans et je pars». Et il tint parole. Quelques mois plus tard, il était sur la Loire aux côtés des cadets de Saumur et chargea l'ennemi avec une authentique bravoure. Replié avec sa troupe du côté de Bordeaux, il campa dans une propriété ; chez Montaigne, assurait-il, dont il put contempler à loisir la fameuse tour, pendant que la République s'écroulait. Il vécut ainsi la débâcle la plus littéraire qui soit.
Druon était ainsi, à la fois dans l'action et dans la représentation. En 1943, se trouvant à Londres avec son oncle prestigieux Jeff Kessel (Druon est le patronyme de son père adoptif), il composa un hymne, le «Chant des partisans», qui devient dans la Résistance un chant de marche, d'espoir et de bravade. «Ami, entends-tu». Une Marseillaise FFL. Ce refrain, composé par Anne Marly, mit le feu aux maquis, galvanisa les énergies
À partir de 1944, on retrouva Druon en Alsace et en Allemagne comme correspondant de guerre. Il écrivit La Dernière Brigade, inspiré par son expérience d'officier de cavalerie.
Le triomphe des «Rois maudits»
En 1948, son roman Les Grandes Familles fut couronné par le prix Goncourt. Maurice Druon devint alors une figure de premier plan de la scène intellectuelle et publique française, qu'il ne quittera jamais plus. Son atelier littéraire, dirigé par Edmonde Charles-Roux et qui utilisait le talent de fines plumes, telles celles de Matthieu Galey ou Pierre de Lacretelle, faisait peut-être sourire les bas-bleus mais rencontra un succès jamais vu depuis Alexandre Dumas. Les Rois maudits fit un triomphe et la fortune de leur auteur. Druon fut plébiscité par des millions de lecteurs. Écoutons une nouvelle fois Galey, aux premières loges pour observer le phénomène : «Entre un appel de son éditeur anglais, les confidences interminables d'une comtesse italienne - une emmerderesse me chuchote-t-il en couvrant l'appareil de sa main gauche -, les questions d'un journaliste de la radio et le rituel coup de fil chez Del Duca pour savoir où en sont les ventes aujourd'hui, J'ai vite compris que sa vie était un enfer, qu'il n'avait jamais une minute à lui, qu'il faudrait trois secrétaires au lieu de deux.»
Son œuvre est abondante, diverse. On y trouve du roman, du théâtre (il fut représenté au Français), de l'essai politique, de la biographie (Alexandre le Grand), des Mémoires. Et même du conte pour enfants : Tistou les pouces verts. Il était disert, brillant, inattendu. Galey raconte qu'il tenait à ce qu'un des épisodes des Rois maudits se passât à Avignon l'été 1327 pour la seule raison que c'est l'année où Laure a rencontré Pétrarque. Pareil détail signe un auteur.
Le mot qui résume Maurice Druon, par quelque sens qu'on le prenne, c'est l'engagement : engagement militaire quand le sort du pays le requérait, engagement politique, au service de ses idées. Cela passa, puisque tel était son tempérament, par de jolies passes d'armes, par voie de presse le plus souvent. Nommé par Pierre Messmer ministre des Affaires culturelles en 1973, il se singularisa par de courageuses prises de position contre les abus du monde culturel. Une de ses déclarations est restée célèbre : «Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l'autre devront choisir. » Il devint la bête noire de toute une profession (on ne parlait pas encore à l'époque d'intermittents du spectacle). Les conformistes l'exécraient. Il n'en avait cure, jouant volontiers les provocateurs mais s'élevant également avec vigueur contre la féminisation abusive des titres, et plus largement contre l'appauvrissement de la langue française. Il prit mille fois part au débat public, et souvent de façon tonitruante, d'une voix de bronze, au risque de se laisser enfermer dans la caricature.
«Le Malraux de Pompidou»
Ses combats et l'âme qui les menait valaient mieux que cela. Paul Morand note dans son journal : «À l'Académie, Druon, mon voisin, et moi batifolions sur les verbes “délasser” et “délacer” ; aujourd'hui, il se réveille ministre de la Culture. C'est le Malraux de Pompidou.» On ne saurait mieux décrire la formidable énergie qui animait le personnage.
Le Figaro lui ouvrit souvent ses portes pour y accueillir ses chroniques sur le bon français, quelque tribune pour fustiger l'usage approximatif de la langue par un ministre, quelque opinion sur les sondages ou la réforme des institutions. On lui prête un mot malheureux à l'annonce de la candidature de Marguerite Yourcenar à l'Académie française en 1980, qui annonçait l'ouverture de l'institution aux femmes : «D'ici peu vous aurez quarante bonnes femmes qui tricoteront pendant les séances du dictionnaire.» Il affectionnait volontiers le rôle de gardien du Temple, que ce soit celui du gaullisme, de la France ou de l'Académie.
Ses dernières charges firent quelque bruit. Toujours l'Académie : en 2003, par une vigoureuse tribune dans Le Figaro Littéraire, il s'éleva contre l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, vidant ainsi une querelle vieille de trente ans, lorsque VGE obtint le soutien de Jacques Chirac, affaiblissant ainsi le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Plus tard, Druon s'en prit encore à François Bayrou, s'attirant de la part de ce dernier une magnifique réplique, cinglante et enlevée, l'un et l'autre prouvant que la polémique permet souvent de donner le meilleur de soi-même. Il n'y a pas de grands hommes, il n'y a que de grandes querelles, n'est-ce pas ?
Maurice Druon avait été élu en 1966 à l'Académie française au fauteuil de Georges Duhamel. Il servit cette institution, dont il fut, durant plus de dix ans, le secrétaire perpétuel. Sa carrière exceptionnelle dissimulait une blessure, et sous l'abondance de titres et de reconnaissances qui définit sa vie, on trouvait le désir ardent de recouvrir la dépouille tragique de son père Lazare Kessel (tragiquement disparu à sa naissance) d'un linceul d'honneurs et de respectabilité.
le figaro
Che Guevara (Argentine)
Blog : Sérum de Liberté
Che Guevara et Ariel Sharon sont-ils cousins ?
Certains le perçoivent comme un assassin fanatique qui, au nom de très discutables convictions, tua des centaines de personnes. D'autres le considèrent comme un glorieux héros, défenseur des faibles et des opprimés, un personnage romantique qui charme les jeunes du monde entier en occupant une place de choix sur leurs T-shirts. Mais qui était-il en réalité, ce révolutionnaire sud-américain qui atteignit le pouvoir à Cuba et mourut en terre étrangère, objet, avant et après sa mort, d'un amour inconditionné de la part de ses admirateurs et de grand mépris de la part de ses ennemis ?
Après seulement quarante ans depuis le décès du Ché, les agences de renseignement des deux ex-grands blocs ont ouvert leurs archives en dévoilant la véritable identité du mythe de la révolution cubaine. Les documents déclassifiés tout récemment nous laissent pénétrer en profondeur dans la personnalité et l'?uvre d'Ernesto dit « Ché » Guevara (1). Il y est question de la découverte de son appartenance au peuple juif et de son attachement, pendant quelques années qui lui restaient a vivre, a son peuple et sa terre.
Tout commença en 1964, lorsque sa mère, Célia, sentant la mort s'approcher et tenaillée par les remords (elle décéda en mai 1965), révéla à son fils l'histoire si longtemps cachée de sa famille. Célia naquit en 1908 à Buenos-Aires au sein d'une famille juive sioniste et très pratiquante, issue de l'immigration russe. On la nomma Célia en souvenir d'une tante tuée pendant un pogrom. Jusqu'à l'âge de 18 ans Célia Sharon crût dans le milieu fermé du quartier juif de la capitale argentine, recevant une éducation très respectueuse des traditions. A 18 ans elle quitta sa famille pour pouvoir se marier avec un catholique argentin, le médecin Ernesto Guevara Linch, en renonçant ainsi pour toujours à sa judéité et même a son patronyme Sharon. Un an après elle mis au monde Ernesto.
L'éducation du Ché et de ses frères et s'urs ne pouvait rendre lointainement imaginable l'idée d'avoir des racines israélites. Célia occulta habilement et obstinément ses origines, sans en dire mot non plus à son propre mari. Cependant, peu de temps avant son trépas, elle décida d'en parler à son fils Ernesto. Celui-ci apprit avec stupeur que selon la Torah , étant donné que sa mère était juive, il l'était lui aussi, et que dans le vieux monde il avait des cousins germains. Des cousins juifs comme lui ! Célia savait que son frère Samuel, de 18 ans son aîné, fervent sioniste, avait quitté la Russie et émigré en Israël (connue encore sous le nom de Palestine).
Les confidences de sa mère bouleversèrent complètement l'esprit du Ché, qui, jusqu'alors, ne s'était jamais intéressé ni à la culture hébraïque ni à Israël. Il commença à étudier avec acharnement tous les textes sacrés, tous les livres ayant trait au judaïsme, il plongea corps et âme dans toute la documentation qu'il parvint à se procurer.
Dans les années 60 l'état hébreu jouissait encore de la sympathie de l'opinion publique de par le monde : une minorité était parvenue, mue par une farouche volonté, à s'affranchir du joug britannique, ce qui forçait le respect et l'admiration à l'étranger. C'est à ce moment là que le Ché ressentit une intense nécessité d'acquérir des éléments plus forts afin de se lier physiquement à la Terre de ses aïeuls. Il se rendit en Égypte, la République Arabe Unie, où il passa une semaine jusqu'au 24 février (2). Le 1er mars il réapparut dans la Vallée du Nil, faisant durer deux semaines son séjour en Egypte. Oui, mais où précisément ? Où M. Ernesto Ché Guévara, Ministre Cubain et Président de la Banque Nationale de Cuba se trouvait-il exactement dans la semaine intermédiaire, entre le 24 février et le 1er mars ?
Ce n'est que tout récemment, en 2007, que la CIA a divulgué le contenu ultra secret de certains dossiers concernant le célèbre révolutionnaire, d'où il en ressort ce qui suit : le 24 février, Guévara quitta l'Egypte et s'embarqua vers Chypre d'où il atteignit Israël. Ce fut la première fois de sa vie qu'il foula le sol de ses ancêtres. Il y arriva incognito dans le seul but d'y rencontrer et d'y établir des relations personnelles et politiques avec la famille de son oncle Samuel. Il découvrit l'existence d'un cousin germain ayant le même âge. Il ne perdit pas de temps et alla aussitôt à Tel-Aviv pour y rencontrer le mystérieux cousin : il s'agissait du Général Ariel Sharon, commandant de la Première Division Blindée de Tsahal !
Il n'y a pas très longtemps le journal israélien Maariv a publié un reportage affirmant que l'Argentin Ernesto Ché Guévara et l'ex Premier Ministre israélien Sharon étaient cousins germains et qu'ils se rencontraient secrètement très souvent. Célia de la Serna (3) était « en fait une juive russe ayant fui les pogroms, son nom était Sheinerman, s'ur cadette de Shmuël Sheinerman, père de Ariel Sharon, émigré en Palestine au début du vingtième siècle ». Ce n'est qu'en 1965, juste avant de mourir, que Célia expliqua au Che son étroit lien familial avec Ariel Sharon. Le Ché se rendit en Israël sous fausse identité, y prit contact avec son célèbre parent et s'inscrivit dans un institut supérieur d'études rabbiniques. Conclusion implicite du rapport ? Attendu que sa mère était juive (4) et qu'il suivait avec zèle les doctrines talmudiques (5), Ernesto Guévara doit être considéré juif à tous les effets. Ces informations sont toutefois remises en cause par un biographe israélien du Ché qui les attribue aux milieux contre-révolutionnaires russes dont l'objectif est la mise en exergue du rapprochement idéologique entre sionisme et révolution russo-soviétique : tout cela ne serait qu'une réponse sioniste au « Protocole des Sages de Sion » (source : Alef).
Traduction libre de l'italien par Myriam BENTOLILA
Che Guevara et Ariel Sharon sont-ils cousins ?
Certains le perçoivent comme un assassin fanatique qui, au nom de très discutables convictions, tua des centaines de personnes. D'autres le considèrent comme un glorieux héros, défenseur des faibles et des opprimés, un personnage romantique qui charme les jeunes du monde entier en occupant une place de choix sur leurs T-shirts. Mais qui était-il en réalité, ce révolutionnaire sud-américain qui atteignit le pouvoir à Cuba et mourut en terre étrangère, objet, avant et après sa mort, d'un amour inconditionné de la part de ses admirateurs et de grand mépris de la part de ses ennemis ?
Après seulement quarante ans depuis le décès du Ché, les agences de renseignement des deux ex-grands blocs ont ouvert leurs archives en dévoilant la véritable identité du mythe de la révolution cubaine. Les documents déclassifiés tout récemment nous laissent pénétrer en profondeur dans la personnalité et l'?uvre d'Ernesto dit « Ché » Guevara (1). Il y est question de la découverte de son appartenance au peuple juif et de son attachement, pendant quelques années qui lui restaient a vivre, a son peuple et sa terre.
Tout commença en 1964, lorsque sa mère, Célia, sentant la mort s'approcher et tenaillée par les remords (elle décéda en mai 1965), révéla à son fils l'histoire si longtemps cachée de sa famille. Célia naquit en 1908 à Buenos-Aires au sein d'une famille juive sioniste et très pratiquante, issue de l'immigration russe. On la nomma Célia en souvenir d'une tante tuée pendant un pogrom. Jusqu'à l'âge de 18 ans Célia Sharon crût dans le milieu fermé du quartier juif de la capitale argentine, recevant une éducation très respectueuse des traditions. A 18 ans elle quitta sa famille pour pouvoir se marier avec un catholique argentin, le médecin Ernesto Guevara Linch, en renonçant ainsi pour toujours à sa judéité et même a son patronyme Sharon. Un an après elle mis au monde Ernesto.
L'éducation du Ché et de ses frères et s'urs ne pouvait rendre lointainement imaginable l'idée d'avoir des racines israélites. Célia occulta habilement et obstinément ses origines, sans en dire mot non plus à son propre mari. Cependant, peu de temps avant son trépas, elle décida d'en parler à son fils Ernesto. Celui-ci apprit avec stupeur que selon la Torah , étant donné que sa mère était juive, il l'était lui aussi, et que dans le vieux monde il avait des cousins germains. Des cousins juifs comme lui ! Célia savait que son frère Samuel, de 18 ans son aîné, fervent sioniste, avait quitté la Russie et émigré en Israël (connue encore sous le nom de Palestine).
Les confidences de sa mère bouleversèrent complètement l'esprit du Ché, qui, jusqu'alors, ne s'était jamais intéressé ni à la culture hébraïque ni à Israël. Il commença à étudier avec acharnement tous les textes sacrés, tous les livres ayant trait au judaïsme, il plongea corps et âme dans toute la documentation qu'il parvint à se procurer.
Dans les années 60 l'état hébreu jouissait encore de la sympathie de l'opinion publique de par le monde : une minorité était parvenue, mue par une farouche volonté, à s'affranchir du joug britannique, ce qui forçait le respect et l'admiration à l'étranger. C'est à ce moment là que le Ché ressentit une intense nécessité d'acquérir des éléments plus forts afin de se lier physiquement à la Terre de ses aïeuls. Il se rendit en Égypte, la République Arabe Unie, où il passa une semaine jusqu'au 24 février (2). Le 1er mars il réapparut dans la Vallée du Nil, faisant durer deux semaines son séjour en Egypte. Oui, mais où précisément ? Où M. Ernesto Ché Guévara, Ministre Cubain et Président de la Banque Nationale de Cuba se trouvait-il exactement dans la semaine intermédiaire, entre le 24 février et le 1er mars ?
Ce n'est que tout récemment, en 2007, que la CIA a divulgué le contenu ultra secret de certains dossiers concernant le célèbre révolutionnaire, d'où il en ressort ce qui suit : le 24 février, Guévara quitta l'Egypte et s'embarqua vers Chypre d'où il atteignit Israël. Ce fut la première fois de sa vie qu'il foula le sol de ses ancêtres. Il y arriva incognito dans le seul but d'y rencontrer et d'y établir des relations personnelles et politiques avec la famille de son oncle Samuel. Il découvrit l'existence d'un cousin germain ayant le même âge. Il ne perdit pas de temps et alla aussitôt à Tel-Aviv pour y rencontrer le mystérieux cousin : il s'agissait du Général Ariel Sharon, commandant de la Première Division Blindée de Tsahal !
Il n'y a pas très longtemps le journal israélien Maariv a publié un reportage affirmant que l'Argentin Ernesto Ché Guévara et l'ex Premier Ministre israélien Sharon étaient cousins germains et qu'ils se rencontraient secrètement très souvent. Célia de la Serna (3) était « en fait une juive russe ayant fui les pogroms, son nom était Sheinerman, s'ur cadette de Shmuël Sheinerman, père de Ariel Sharon, émigré en Palestine au début du vingtième siècle ». Ce n'est qu'en 1965, juste avant de mourir, que Célia expliqua au Che son étroit lien familial avec Ariel Sharon. Le Ché se rendit en Israël sous fausse identité, y prit contact avec son célèbre parent et s'inscrivit dans un institut supérieur d'études rabbiniques. Conclusion implicite du rapport ? Attendu que sa mère était juive (4) et qu'il suivait avec zèle les doctrines talmudiques (5), Ernesto Guévara doit être considéré juif à tous les effets. Ces informations sont toutefois remises en cause par un biographe israélien du Ché qui les attribue aux milieux contre-révolutionnaires russes dont l'objectif est la mise en exergue du rapprochement idéologique entre sionisme et révolution russo-soviétique : tout cela ne serait qu'une réponse sioniste au « Protocole des Sages de Sion » (source : Alef).
Traduction libre de l'italien par Myriam BENTOLILA
